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L'état des lieux en 2008

2. Analyse générale des indicateurs

2.3 Analyse des indicateurs du talent

Dans un monde où le talent prime sur tout, le Canada se doit de veiller à ce que ses citoyens réalisent leur plein potentiel. À l'heure actuelle, nous risquons d'être dépassés par d'autres pays dont la situation s'améliore plus rapidement à ce chapitre.

Nos élèves de 15 ans ont des aptitudes parmi les plus élevées en sciences, en mathématiques et en lecture, mais d'autres pays progressent et nous devons faire de même.

Deux Canadiens sur cinq en âge de travailler n'ont pas les compétences nécessaires pour réussir dans une économie du savoir. Comme nous n'avons pratiquement pas progressé à ce chapitre depuis une décennie, cela devrait être l'une des principales préoccupations des gouvernements de tous les paliers.

Depuis plus d'une décennie, nous n'investissons guère dans la formation professionnelle en milieu de travail. Pour s'adapter aux innovations, les travailleurs doivent mettre régulièrement à jour leurs compétences. En contrepartie, ils peuvent aussi être une source de produits, de processus et de services innovateurs. Le Canada se classe au premier rang des pays de l'OCDE pour ce qui est de la proportion de sa population en âge de travailler qui atteint un niveau d'études tertiaire. En revanche, nous nous classons au 21e rang des pays de l'OCDE en ce qui concerne le nombre de diplômés en sciences et en génie exprimé en proportion du nombre de diplômes délivrés.

Bien que la proportion d'étudiants inscrits dans les universités canadiennes soit élevée dans les disciplines reliées aux affaires par rapport aux autres disciplines, elle reste faible par rapport aux autres pays. Il se peut donc que les entreprises canadiennes emploient moins de personnes possédant des compétences avancées en affaires que nos concurrents internationaux.

La capacité d'innovation du Canada dépend également de notre aptitude à attirer des chercheurs et des scientifiques de talent. Face à la concurrence mondiale, le Canada se doit de faire preuve de diligence en ce qui concerne la reconnaissance des titres de compétences étrangers, afin que les nouveaux arrivants qualifiés puissent contribuer à la société canadienne. Les modifications apportées récemment au Programme de permis de travail postdiplôme et l'adoption de formalités d'immigration accélérées pour les travailleurs étrangers qualifiés devraient nous aider à attirer et à retenir des personnes de talent.

Les Canadiens reçoivent une part disproportionnée des grands prix internationaux, notamment dans les domaines de l'environnement, de la médecine et de la technologie, mais nous avons pris du retard ces dernières décennies en ce qui concerne l'obtention des prix du plus haut niveau : prix Nobel, prix Wolf, médaille Fields, etc. Les mécanismes de soutien de tout le système d'innovation doivent stimuler l'excellence dans la recherche et la reconnaissance de nos meilleurs talents au regard des normes internationales.