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L'état des lieux en 2008

4. Recueil des indicateurs clés

4.1 Les indicateurs de l'innovation d'entreprise au Canada

Le niveau de vie des Canadiens dépend de la compétitivité mondiale de nos entreprises qui, elle-même, repose sur la transformation des nouvelles connaissances en nouveaux produits, services, procédés et modèles de gestion pouvant être vendus à profit dans le monde.

Productivité, croissance économique et innovation

Des études menées par le Conseil des académies canadiennes28, Statistique Canada29 et le Centre d'étude des niveaux de vie30 mettent en relief le lien crucial qui existe entre la productivité canadienne, la croissance économique et l'innovation. L'innovation est le moteur de l'augmentation de la productivité, principalement de trois manières : innovation intégrée aux biens d'équipement technologiquement avancés, découverte de nouvelles sources de valeur et améliorations apportées à l'organisation du travail. L'écart de productivité et de croissance de la productivité entre le Canada et son principal partenaire commercial, les États-Unis, n'est plus à démontrer. La croissance de la productivité de la main-d'oeuvre au Canada est inférieure à celle des États-Unis depuis plus de deux décennies, et la situation s'est considérablement dégradée au cours des 10 dernières années. La croissance de la productivité au Canada est également inférieure à celle de la plupart des pays de l'OCDE : nous nous classons 15e sur 18 pays comparables. La croissance de la productivité de la main-d'oeuvre augmente lorsque les travailleurs ont des machines et du matériel en plus grand nombre ou meilleurs (intensité de capital) et lorsque la main-d'oeuvre, le capital et les autres facteurs de production de biens et de services sont combinés de manière plus efficace (c'est ce qu'on appelle souvent la productivité multifactorielle ou PMF). La PMF est probablement la meilleure mesure disponible de l'effet que peut avoir la croissance en innovation sur l'économie. La PMF permet de mesurer à un niveau général et sur de longues périodes l'incidence « d'une meilleure organisation du travail, de meilleurs modèles de gestion, de l'adoption efficace de la nouvelle technologie, des retombées positives de la R-D, et de la collaboration avec les partenaires en innovation »31. La PMF permet de saisir des formes d'innovation qui échappent à des indicateurs tels que l'intensité de R-D.

La figure 5 montre les sources de croissance de la productivité des entreprises au Canada et aux États-Unis. La plus faible croissance de la PMF est la cause la plus importante, et de loin, de l'écart croissant entre la productivité de la main-d'oeuvre au Canada et aux États-Unis. Comme l'indique le Conseil des académies canadiennes : « Étant donné que la faible performance du Canada en matière de productivité au cours des deux dernières décennies résulte essentiellement d'une faible croissance de la PMF, il s'ensuit que le problème de productivité du Canada trouve son origine dans le faible rendement des entreprises en innovation »32. En outre, le fait qu'une faible croissance de la productivité nuit directement à notre niveau de vie n'est plus à démontrer33.

Figure 5 : Sources de croissance de la productivité du secteur privé : Canada et États-Unis

Dépenses en recherche et développement des entreprises

Bien que les DIRDE reflètent un moins grand nombre d'activités que les enquêtes sur l'innovation, c'est un bon indicateur de l'importance de l'innovation pour la stratégie des entreprises. Exprimer les DIRDE en pourcentage du PIB indique l'intensité de l'investissement des entreprises dans la R-D et permet de comparer des économies de tailles différentes. En 2006, dernière année pour laquelle des données comparables sont disponibles, le Canada arrivait au 15e rang des pays de l'OCDE (voir la figure 6) et l'intensité de la R-D de ses entreprises était en baisse depuis 200234. Par rapport à notre principal concurrent dans l'espace économique nord-américain, les États-Unis, nos entreprises investissent beaucoup moins dans la R-D en proportion du PIB. en 2006, les entreprises américaines investissaient 1,8 % du PIB dans la R-D, contre 1,06 % pour les entreprises canadiennes. Nous nous situons au milieu du groupe des 30 pays de l'OCDE, mais seulement au sixième rang des pays du G7.

Figure 6 : Intensité des DIRDE par pays, 1996, 2001 et 2006

En 2006, les DIRDE totales au Canada atteignaient 16,1 milliards de dollars, le secteur manufacturier (8,6 milliards) et celui des services (6,5 milliards) représentant 93 % du total. Les six industries de tête35 effectuant de la R-D durant cette période représentaient pratiquement la moitié (46 %) de toutes les DIRDE au Canada36.

Des études antérieures37 montrent que quelques secteurs industriels seulement sont à l'origine de la faible intensité globale de R-D des entreprises au Canada par rapport aux États-Unis. Selon ces études, l'écart s'explique presque totalement par la faible intensité de R-D des entreprises dans le secteur des services et dans l'industrie des véhicules à moteur38. Toutefois, les différences sectorielles dans l'intensité de R-D des entreprises et les raisons qui expliquent ces différences entre des secteurs industriels canadiens et américains comparables ne sont pas particulièrement bien comprises.

Le mauvais classement du Canada du point de vue de l'intensité des DIRDE ne résulte pas de sa structure industrielle. Dans une étude récente, la commission sur la productivité du gouvernement australien a neutralisé l'influence de la structure industrielle dans les classements d'intensité des DIRDE en mettant au point une « structure industrielle moyenne de l'OCDE » et en ajustant les données d'intensité des DIRDE dans chaque pays de l'OCDE pour refléter la structure industrielle moyenne de l'OCDE. Les résultats sont présentés à la figure 7.

Figure 7 : Intensité des DIRDE dans les pays de l'OCDE, corrigée des variations de structure industrielle (2002)

Cela montre que l'intensité globale des DIRDE canadiennes augmente un peu après le retrait de l'influence de la structure industrielle, mais nous reculons en fait dans les classements corrigés d'intensité des DIRDE de l'OCDE. En 2002, en utilisant une structure industrielle spécifique par pays (ce qui est la manière dont l'OCDE présente normalement ces données), l'intensité des DIRDE du Canada était de 1,6 % – ce qui nous plaçait au 12e rang des pays de l'OCDE cette année-là. Si l'on mesure les DIRDE du Canada en utilisant une « structure industrielle moyenne de l'OCDE », notre intensité des DIRDE, selon la commission sur la productivité du gouvernement australien, était de 1,9  %, mais nous passions alors au 13e rang du classement corrigé d'intensité de l'OCDE.

La tendance en ce qui concerne l'intensité des DIRDE est à la baisse depuis 2002. Bien que les DIRDE totales aient légèrement baissé en 2002 et 2003 par rapport à 2001, elles avaient remonté au-delà des niveaux de 2001 en 2004 et ont légèrement augmenté depuis. Toutefois, l'augmentation des DIRDE totales au Canada n'a pas suivi le rythme de croissance du PIB et c'est pourquoi son intensité est en baisse depuis 2002.

Pourcentage du total de la recherche-développement effectuée par les entreprises

Par rapport aux autres pays de l'OCDE, il est évident que la R-D des entreprises au Canada représente une proportion comparativement plus petite de la R-D totale effectuée par toutes les sources (c'est-à-dire des dépenses brutes de R-D). En 2006, les entreprises canadiennes ont effectué 55 % de toute la R-D, contre 77 % au Japon, 70 % aux États-Unis et en Allemagne, 63  % en France et 62 % au Royaume-Uni39.

Dans les autres pays, les entreprises effectuent donc une proportion beaucoup plus élevée de la R-D. Comme la R-D des entreprises est plus susceptible d'être plus proche du marché (c'est-à-dire qu'il s'agit plus de développement que de recherche), cela influe peut-être sur l'aptitude du Canada à transformer la recherche en nouveaux produits, services, procédés et modèles de gestion vendus mondialement. Par rapport à nos principaux concurrents, la majeure partie de notre R-D est effectuée dans les universités et les collèges. Il s'agit majoritairement de recherche plus fondamentale et, partant, plus éloignée de la conversion en débouchés et résultats commerciaux profitables.

Le soutien public à la R-D des entreprises

Au Canada, les différents ordres de gouvernement encouragent les entreprises à faire de la R-D. Les gouvernements fédéral et provinciaux offrent leur aide par l'intermédiaire de programmes gouvernementaux et de fondations indépendantes. Dans Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada, l'énoncé de mai 2007 de la stratégie de S-T du gouvernement du Canada, il est dit que l'harmonisation des programmes et activités fédéraux pourrait déboucher sur un appui plus efficace aux entreprises. L'OCDE a commencé à comparer l'appui total direct et indirect à la R-D des entreprises par les gouvernements de certains pays. Ainsi, on voit à la figure 8 que, lorsqu'on ajoute l'appui direct à la R-D des entreprises à la valeur de l'appui indirect dans les 13 pays de l'OCDE pour lesquels on possède des données, c'est le Canada qui offre le soutien public le plus important en pourcentage du PIB, juste devant les États-Unis.

Figure 8 : Financement public direct et indirect de la R-D des entreprises et incitatifs fiscaux à la R-D (2005 ou dernière année disponible)

L'appui du gouvernement du Canada à la R-D des entreprises en 2005 était égal à 0,23 % du PIB, soit juste un peu plus qu'aux États-Unis, où le chiffre était de 0,22 %. Bien que le total du soutien public (direct plus indirect) à la R-D des entreprises soit similaire, 90 % de l'appui canadien venait de mesures indirectes (le crédit d'impôt pour la recherche et le développement), alors que 80 % de l'appui américain venait du financement public direct des DIRDE, avec seulement 20 % provenant de mesures indirectes.

Le crédit d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE) du Canada est la plus grande source d'appui financier consenti aux entreprises pour mener de la R-D. en 2007, près de 3,7 milliards de dollars d'aide ont été octroyés à des entreprises canadiennes40. Par rapport aux autres pays, les crédits d'impôt à la R-D du Canada sont parmi les plus élevés du monde pour les petites et moyennes entreprises, mais d'autres pays, comme le Mexique, la France, la Chine, l'Inde et Singapour, offrent des crédits d'impôt beaucoup plus élevés pour la R-D exécutée par les grandes entreprises41.

Figure 9 : Investissement dans les machines et le matériel (proportion du PIB, 2004)

L'investissement des entreprises en machines et matériel

Maintes recherches démontrent que l'aptitude de l'entreprise à créer de nouveaux produits, services, procédés et modèles de gestion est fortement liée à sa capacité d'absorption et d'utilisation de nouvelles idées. Cette capacité dépend dans une large mesure du niveau de compétence du personnel de l'entreprise, question que nous traitons à la section 4.3, Indicateurs du talent au Canada. En outre, une bonne partie de cette capacité d'absorption repose sur l'achat et l'utilisation de machines et matériel (MM) modernes, intégrant les dernières connaissances et technologies. À son tour, l'utilisation des MM les plus modernes améliore la productivité du pays.

L'investissement des entreprises dans les machines et le matériel est particulièrement important au Canada puisque le retard du pays en matière d'investissement des entreprises par rapport aux États-Unis résulte de son retard en matière d'investissement dans les MM, ce qui va au-delà de l'investissement dans les TIC. Dans le cas des MM non-TIC, il y a un petit déficit d'environ 12  %. Le déficit est plus marqué pour les investissements dans les TIC, qui avoisine les 33 %42. Les usines de fabrication qui introduisent des technologies de pointe sur le marché du Canada sont plus susceptibles d'être des acheteurs de technologie, puisque plus de 55 % des usines choisissent cette méthode. Il existe cependant un degré considérable d'innovation impulsée par l'utilisateur, puisque 42 % des entreprises modifient la technologie qu'elles ont achetée ou mettent elles-mêmes au point leur propre technologie43.

Le Canada se situe à nouveau au milieu des pays de l'OCDE pour ce qui est de l'investissement des entreprises dans les machines et le matériel, exprimé en proportion du PIB. Comme le montre la figure 9, en 2004, dernière année pour laquelle on dispose de données comparables internationalement, nous nous classions au 13e rang de l'OCDE. Une analyse effectuée par le Conseil des académies canadiennes à partir des chiffres de la base de données TIC du Centre d'étude des niveaux de vie montre que même alors que le taux de change entre le Canada et les États-Unis ($US par $Can) augmentait rapidement, au début de 2002, l'investissement annuel dans les MM exprimé en pourcentage du PIB n'augmentait pas44.

Même si les machines et le matériel importés sont devenus bien meilleur marché en raison de la hausse d'environ 37 % de la valeur du dollar canadien entre février 2002 et janvier 2008 (facteur important, puisque les deux tiers environ de la valeur totale des achats canadiens de MM sont importés), les achats globaux de MM n'ont fait que suivre le rythme de croissance du PIB canadien. Étant donné l'importance d'avoir des machines et du matériel modernes intégrant les toutes dernières innovations, et contribuant ainsi beaucoup à l'accroissement de la productivité, le gouvernement fédéral a augmenté dans ses budgets de 2007 et de 2008 la déduction pour amortissement (DPA) applicable à la majeure partie des machines et du matériel utilisés dans le secteur de la fabrication et de la transformation, en remplaçant le taux d'amortissement dégressif de 30 % par un taux d'amortissement constant de 50 %, ce qui a sensiblement réduit le coût après impôt de la majeure partie des machines et du matériel au Canada.

L'investissement de capital-risque

Moins de 2 % du financement total des petites et moyennes entreprises au Canada vient du capital-risque. Les autres sources de capital sont beaucoup plus importantes. En 2007, dernière année de données disponibles, 53 % du financement des entreprises provenait de banques nationales, 16 % d'autres banques, 10 % des caisses de crédit et des caisses populaires, 11 % des sociétés de financement et 8 % des sociétés d'assurances45.

Dans certains secteurs, cependant, notamment les technologies de l'information, les télécommunications, la biotechnologie et les technologies environnementales, le capital-risque est essentiel pour assurer la croissance de l'entreprise et il est donc très important de surveiller notre performance à ce chapitre. On trouve des résultats différents selon les sources de données utilisées, mais l'International Consortium on Entrepreneurship (ICE) fournit des données comparables internationalement. Selon ces données, présentées à la figure 10, le Canada se classe au septième rang des pays considérés en ce qui concerne l'investissement de capital-risque en proportion du PIB.

Figure 10 : Capital-risque en proportion du PIB

Les entreprises canadiennes attirent un grand nombre d'investissements de capital-risque, mais chaque transaction est en moyenne beaucoup plus petite que chez nos principaux concurrents, en particulier aux États-Unis. En 2006, selon les données de l'ICE, les transactions de capital-risque étaient en moyenne trois fois supérieures aux États-Unis (chef de file mondial) à ce qu'elles étaient au Canada, qui se situe au 10e rang mondial. Cette différence s'explique peut-être par le fait qu'au Canada, les fonds de capital-risque sont beaucoup plus petits qu'aux États-Unis. En outre, une proportion beaucoup plus élevée de nos investissements de capital-risque est destinée à des entreprises qui se trouvent à l'étape d'amorçage ou de démarrage (plutôt qu'à des entreprises mûres ou en étape d'expansion). Les données de l'ICE de 2006 montrent que 35 % environ des investissements totaux de capital-risque au Canada concernaient des sociétés en amorçage ou en démarrage, contre moins de 10 % aux États-Unis.

Les investissements de capital-risque au Canada sont également fortement concentrés par secteur. En 2005, 80 % sont allés à trois secteurs seulement : communications, technologies de l'information et santé/biotechnologie (à proportion quasiment égale entre les trois secteurs). La moyenne de l'OCDE pour ces trois secteurs n'était que de 40  % du total de l'investissement de capital-risque46. Il importe de souligner qu'en 2005, les États-Unis étaient encore plus concentrés dans ces trois secteurs, qui représentaient 88 % du total des investissements de capital-risque.

Le rôle crucial du capital-risque : SiGe Semiconductor

SiGe Semiconductor

Pour beaucoup d'entreprises de haute technologie, le capital-risque est la source indispensable de croissance. Sans accès facile à des capitaux d'expansion, même les entreprises les plus créatives risquent de laisser passer leur chance d'exploiter des marchés en croissance ou de nouvelles possibilités de commercialisation.

SiGe Semiconductor a réussi à obtenir des fonds auprès de sources de capital-risque locales, nationales et internationales pour commercialiser de nouveaux produits. Comme beaucoup d'entreprises canadiennes de semi-conducteurs, SiGe n'est pas une société de fabrication. Elle ne s'occupe que de recherche et de conception pour la production de semi-conducteurs et sous-traite la fabrication. Depuis sa naissance comme entreprise dérivée du Conseil national de recherches du Canada, en 1996, SiGe Semiconductor est devenue le premier fournisseur mondial de semi-conducteurs à fréquence radio dans son créneau. L'entreprise fournit des solutions de réseaux sans fil à certaines des plus grandes sociétés de technologies de l'information et des communications du monde, dont Apple, Dell et Nintendo. Plusieurs appels successifs à des fournisseurs de capital-risque ont joué un rôle crucial dans cette expansion, et le réseau de partenaires de SiGe en capital-risque continue de s'élargir. Récemment, le géant sud-coréen de l'électronique Samsung s'est joint à des partenaires chevronnés tels que TD Capital Technology Venture et 3i Venture Capital pour financer les derniers plans d'expansion de SiGe.


Il y a aussi une grande différence dans le pourcentage des sommes de capital-risque levées par les différents types d'investisseurs. Au Canada, 58 % du capital levé par les sociétés de capital-risque a été investi par des particuliers faisant partie de ce qu'on appelle des sociétés de capital-risque de détail. En comparaison, la plupart des sommes de capital-risque levées en 2003 aux États-Unis provenaient de fonds de retraite (42 %) et de banques et autres sociétés d'assurances (25 %). Au Canada, en 2006, seulement 10 % du capital levé par les fonds de capital-risque provenait de fonds de retraite et seulement 2 % de banques et de sociétés d'assurances. Cette différence tient en partie au fait que le Canada, à la différence des États-Unis, offre des crédits d'impôt, comme le crédit d'impôt pour capital de risque de travailleurs, du gouvernement fédéral, qui encouragent les particuliers à investir dans des sociétés de capital-risque de détail.

Les rendements nets obtenus par les investisseurs de capital-risque au Canada sont anémiques, surtout quand on les compare à ceux de leurs homologues des États-Unis. Par exemple, selon une analyse du Conseil des académies canadiennes – effectuée à partir de données de l'Association canadienne du capital de risque et de la National Venture Capital Association des États-Unis –, le rendement net des 10 années précédentes aux États-Unis, après avoir atteint une moyenne de 26 % environ entre 2000 et 2003, était tombé à 18,3 % en 2007. Au Canada, par comparaison, le rendement net des investisseurs de capital-risque sur 10 ans était de 13,1 % en 2001 et il était tombé à 6,5 % en 2002, avant de chuter à 1,7 % en 200747.

Pourcentage des ventes totales de produits innovateurs

Un autre indicateur utile de la capacité d'innovation des entreprises canadiennes et de leur utilisation des nouvelles technologies et des innovations comme élément important de leur stratégie commerciale nous est fourni par l'examen des ventes de produits innovateurs (c'est-à-dire de nouveaux produits lancés dans les trois dernières années) en pourcentage des ventes totales. L'OCDE mène depuis plusieurs années une série d'études visant à relier les micro-données des ventes des entreprises à leurs réponses aux enquêtes sur l'innovation. Des travaux préliminaires portant sur 14 pays48 montrent que seulement 9 % des ventes totales des entreprises de fabrication canadiennes concernent de nouveaux produits innovateurs. À titre de comparaison, la proportion est de 15 % en Finlande (chef de file de ce groupe de pays) et de près de 13 % au Royaume-Uni, ce qui est beaucoup plus qu'au Japon (environ 5 %) et en Australie (environ 4 %). Les États-Unis n'ont pas encore d'enquête sur l'innovation et ne font donc pas partie de ce groupe de pays49.

Transformer un avantage local en compétitivité mondiale

Au début des années 1990, John Risley, président et chef de la direction de Clearwater Fine Foods Incorporated, société néo-écossaise de premier plan dans l'industrie mondiale des fruits de mer, s'est intéressé aux oméga-3 en raison de leur potentiel dans le traitement de troubles cardiaques chez l'être humain. Il a donc racheté une petite entreprise du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, qui distribuait des produits à base d'acides gras oméga-3 à des cliniques vétérinaires partout au Canada. En 1997, il a créé Ocean Nutrition Canada Limited (ONC), société qui a son siège social à Bedford, en Nouvelle-Écosse, un laboratoire de recherche à l'Université Dalhousie de Halifax et une usine à Mulgrave, en Nouvelle-Écosse, pour produire de l'huile EPA/DHA purifiée avec oméga-3.

ONC a fait une percée technologique qui a permis de transformer l'huile de poisson en une poudre plus fine que de la farine. Cette technologie, qui s'appelle aujourd'hui Powder-locMC, était unique dans l'industrie parce qu'elle pouvait résister à pratiquement n'importe quel procédé de cuisson industriel et était insipide et inodore. Cette poudre pouvait être ajoutée à des produits tels que des aliments cuits, du lait, du yaourt, du jus et des barres de nutrition.

Depuis sa création en 1997, ONC enregistre une croissance extraordinaire. De quatre employés au départ, elle est passée à plus de 300 aujourd'hui. Sa réputation de fournisseur mondial de premier rang d'ingrédients EPA/DHA avec oméga-3 sur les marchés des compléments alimentaires et des aliments sains s'est largement répandue, et l'entreprise compte maintenant des clients en Amérique du Nord, en Asie, en Europe et en Australie.

Des retombées positives : les entreprises qui font plus de recherche-développement et qui innovent davantage vendent plus et sont plus productives

Une nouvelle étude menée conjointement par des universités et Industrie Canada50 fournit des preuves solides des retombées positives de l'augmentation des dépenses des entreprises en matière d'innovation. Cette étude comparative de 17 pays de l'OCDE et du Brésil montre que les entreprises qui dépensent plus pour innover (par exemple, en R-D et dans des machines et du matértiel pour l'innovation) réalisent des ventes plus élevées de produits innovateurs et sont également plus productives (plus de ventes globales par employé). En outre, cette conclusion est restée valide même après neutralisation de l'effet potentiel de la part de diplômés d'université dans l'effectif et de la taille de l'entreprise.

L'esprit d'innovation s'envole chez CAE

En février 2009, le Canada a marqué le centenaire de son premier vol en aéronef. Notre industrie aérospatiale a fait des pas de géant depuis cette froide journée de février 1909J.A.D. McCurdy a pris l'air dans un petit avion appelé Silver Dart. Grâce à des partenariats d'investissement avec le gouvernement et à des technologies innovatrices, le Canada est aujourd'hui reconnu comme étant un des chefs de file mondiaux de l'industrie aérospatiale.

CAE Inc. est l'une des pierres angulaires de ce succès. Depuis ses humbles débuts en 1947 avec 18 employés à Saint-Hubert, au Québec, CAE est devenue l'un des principaux fournisseurs mondiaux de technologie de simulation et de modélisation et de services de formation pour le secteur de l'aviation civile et militaire du monde entier. Durant toute son histoire, CAE n'a cessé d'établir des normes pour l'industrie et de contribuer à la sécurité de l'aviation. Elle a construit des simulateurs de vol pour la quasi-totalité des avions de ligne modernes des grandes compagnies aériennes et des compagnies régionales, ainsi que pour les avions d'affaires d'aujourd'hui, et elle a mis au point plus de prototypes de simulateurs que n'importe quelle autre entreprise. CAE est aussi l'un des premiers fournisseurs mondiaux de simulateurs militaires de mission complète. En outre, grâce à son réseau mondial de 27 centres d'instruction pour l'aviation civile et militaire, CAE forme chaque année plus de 75 000 membres d'équipage. Affichant un chiffre d'affaires annuel de plus de 1,4 milliard de dollars canadiens, CAE emploie environ 7 000 personnes sur plus de 75 sites et lieux d'entraînement dans 20 pays.

La manière dont les entreprises innovent change rapidement : montée de l'innovation ouverte

Étant donné l'intensification de la concurrence mondiale, de même que l'augmentation du coût et du risque associés à la mise au point de nouvelles technologies et de nouveaux services, les entreprises de nombreux pays constatent qu'il est désavantageux de faire cavalier seul en matière de développement technologique et d'innovation. De plus en plus, elles se tournent vers l'innovation ouverte, c'est-à-dire vers des sources externes, pour trouver des idées de nouveaux produits et services à développer et à vendre à profit sur les marchés mondiaux. La collaboration des entreprises et les sources d'information sont des indicateurs importants de l'innovation ouverte, thème des deux sections suivantes de ce chapitre de rapport.

Collaboration des entreprises

La ligne directe menant du laboratoire de l'entreprise privée à de nouveaux produits et services a été remplacée par un processus beaucoup plus itératif et holistique. On lance des idées sur le marché (version bêta), on les affine puis on les relance, et le processus, qui comporte beaucoup de boucles de rétroaction, ne cesse de s'accélérer. Pour certaines entreprises et certains secteurs, le délai de commercialisation se mesure en jours et en semaines, pas en années, et arriver le premier sur le marché offre un avantage concurrentiel indéniable.

Les contributions viennent de beaucoup plus de sources qu'autrefois (nouveaux pays et nouvelles sources de savoir). Les idées de nouveaux produits, services, procédés et modèles de gestion viennent des utilisateurs, des fournisseurs et d'autres industries, de partout dans le monde. En outre, de nouvelles applications Internet (Web 2.0, Web 3.0) permettent aux entreprises d'exécuter certaines fonctions intégrées (p. ex. marketing, finances, design, R-D) n'importe où dans le monde. Cela s'est traduit par une hausse énorme du nombre d'entreprises spécialisées dans l'exécution de ces fonctions intégrées. Des fonctions et services qui se faisaient auparavant à l'intérieur de sociétés de fabrication intégrées se font de plus en plus à l'extérieur.

Enfin, les défis et possibilités au niveau de l'entreprise exigent de plus en plus d'investissements et de compétences qui dépassent la capacité de l'entreprise ou de l'organisation individuelle. Tous ces phénomènes ont entraîné une montée en importance de la collaboration entre les entreprises innovatrices. L'indicateur que nous avons choisi – entreprises collaborant à des activités innovatrices, par taille – mesure la mise au point en commun de nouveaux produits, services et procédés, ainsi que le travail horizontal avec d'autres entreprises ou établissements de recherche publics. En est exclue la sous-traitance pure du travail.

Comme le montre la figure 11, au cours de la période 2001-2004, le Canada se classait seulement au 24e rang des pays de l'OCDE en ce qui concerne le pourcentage d'entreprises collaborant à des activités innovatrices, ce qui est sa pire performance pour tout le groupe d'indicateurs d'innovation des entreprises. Cela indique que les entreprises canadiennes du secteur de la fabrication sont des entités d'activité entrepreneuriale relativement « insulaires ». Dans un monde où la collaboration aux activités innovatrices est de plus en plus essentielle à la performance et à la satisfaction des besoins du marché, notre résultat dans ce domaine est particulièrement inquiétant.

Figure 11 : Entreprises collaborant à des activités innovatrices avec des partenaires publics ou privés, par taille, de 2001 à 2004

L'innovation impulsée par l'utilisateur débouche sur une société de R-D médicale

En 1999, le PDG de Lee Valley Tools, Leonard Lee, reçoit une lettre du Dr Michael Bell, professeur et chirurgien plastique renommé d'Ottawa, qui le remercie de l'avoir aidé par inadvertance à créer le meilleur scalpel du monde. Le Dr Bell, pionnier de la chirurgie microvasculaire, avait utilisé comme scalpel un couteau à sculpter le bois de Lee Valley qu'il avait acheté chez Lee Valley Tools. La poignée était plus arrondie et plus facile à tenir en main que celle d'un scalpel plat standard et le couteau possédait également un mécanisme d'enclenchement facile de la lame. Quand Leonard Lee a rendu visite au Dr Bell, il a constaté que celui-ci n'utilisait pas moins de 17 outils différents de Lee Valley dans sa clinique. Il n'a pas tardé à créer Canica Design Inc. qui, de société productrice d'instruments chirurgicaux, est devenue une société qui met au point une gamme complète d'appareils de stabilisation et de fermeture des plaies. Ces appareils réduisent sensiblement les dommages esthétiques, les cicatrices, la douleur et le besoin de faire des greffes de peau et des greffes grillagées.

Grappes industrielles

Bien que la définition exacte d'une grappe industrielle fasse l'objet de débats, on considère généralement qu'il s'agit d'une région dans laquelle il y a une concentration élevée d'entreprises d'un même secteur. Ces entreprises peuvent faire partie de la même industrie, avoir des caractéristiques similaires et fabriquer des produits semblables, mais elles peuvent aussi occuper des positions complémentaires dans une chaîne de valeur et être à la fois fournisseurs et clientes les unes des autres. Les grappes industrielles ne sont pas forcément limitées au secteur de la haute technologie et elles ne sont pas nécessairement motivées par l'innovation. Toutefois, la dynamique des grappes est particulièrement importante dans le secteur de la haute technologie et dans les secteurs fortement innovateurs.

La proximité géographique des entreprises d'une grappe leur donne divers avantages concurrentiels. En effet, elle facilite l'établissement de liens avec les autres et elle peut réduire le coût de l'innovation grâce au partage des ressources et de l'information51. La disponibilité de ressources ou de richesses n'existant pas ailleurs peut également contribuer à la décision de s'implanter dans une grappe52. Pour les industries du savoir, l'accès à un vaste bassin de main-d'œuvre hautement qualifiée ou spécialisée est un avantage, étant donné que le taux de roulement du personnel dans les entreprises peut donner à d'autres l'accès aux talents dont elles ont besoin pour se développer. Les grappes deviennent également des centres de capitaux d'investissement spécialisés. Les sociétés d'investissement locales peuvent devenir particulièrement aptes à évaluer et à appuyer les entrepreneurs de secteurs particuliers; et la concentration d'entreprises d'un certain secteur peut attirer certaines sociétés d'investissement spécialisées dans ce secteur. L'accès au capital spécialisé et la concentration de personnes de talent constituent un environnement favorable à la création de nouvelles entreprises, et beaucoup de grappes sont caractérisées par de forts taux d'entreprises en démarrage et des niveaux d'entrepreneuriat élevés.

Bien que les grappes industrielles soient le résultat des forces du marché, leur croissance peut être favorisée par les politiques gouvernementales, dont les plus importantes sont peut-être les politiques dites « fondationnelles ». Par exemple, on a attribué en partie le taux élevé de mobilité des employés de Silicon Valley, qui a contribué à l'émergence de la grappe technologique, aux caractéristiques du droit du travail en Californie qui régit les clauses de non-concurrence dans les contrats53. L'adoption de politiques spécialement destinées à stimuler la formation de grappes peut également être un facteur favorable. Par exemple, les politiques qui encouragent la collaboration entre diverses institutions de secteurs clés peuvent être bénéfiques, tout comme la coopération entre différents ordres de gouvernement pour concentrer la R-D publique dans des secteurs de force économique locale existants54. L'établissement d'une « infrastructure » du savoir, par exemple par le biais d'établissements de recherche, d'incubateurs et d'agents, pour organiser la collaboration entre les entreprises, peut également être un atout55.

Un centre canadien d'excellence en recherche : la grappe biotechnologique et pharmaceutique de Montréal

Montréal est le foyer de centaines d'entreprises pharmaceutiques fondées sur la recherche, ancrées aux laboratoires de recherche et aux sièges sociaux de plusieurs grandes multinationales de la pharmacie, comme Pfizer. Cette grappe s'appuie également sur la présence de deux universités de recherche ayant de solides facultés des sciences de la santé : l'Université de Montréal et l'Université McGill, cette dernière ayant été classée parmi les 10 premières universités mondiales pour les sciences de la vie par le Times Higher Education Supplement. Ces universités engendrent beaucoup d'entreprises dérivées et fournissent des diplômés aux entreprises locales. Montréal est également le siège de l'Institut de recherche en biotechnologie du Conseil national de recherches du Canada, laboratoire gouvernemental effectuant de la recherche stratégique en sciences de la santé et participant activement à des projets de R-D avec des universités et entreprises locales, ce qui contribue à créer et à renforcer des réseaux d'acteurs clés. La grande réputation de Montréal, un solide régime de protection de la propriété intellectuelle, une bonne infrastructure de recherche et un régime fiscal favorable à la R-D font de cette ville un lieu attrayant pour les sociétés de capital-risque du secteur pharmaceutique. La présence de multinationales (dont plusieurs ont des succursales d'investissement) facilite encore l'accès au capital de démarrage et d'expansion pour les entrepreneurs.

Les sources d'information des sociétés de fabrication innovatrices

Il ressort d'une étude consacrée aux sources d'information pouvant être utilisées par les entreprises de fabrication canadiennes innovatrices que les universités et les laboratoires fédéraux et provinciaux sont assez peu susceptibles d'être considérés comme des sources d'information de valeur par les sociétés innovatrices. En réalité, les trois premières sources identifiées sont les clients, les fournisseurs, et les conférences, foires commerciales et expositions56.

De plus, l'étude montre que les entreprises innovatrices sont sensiblement plus susceptibles de collaborer avec d'autres entreprises qu'avec des organismes de recherche à financement public. Cela tient dans une large mesure à la fréquence des interactions entre un innovateur et ses fournisseurs et clients. En général, les innovateurs sont en contact permanent avec ces deux groupes pour la production et la commercialisation de leurs activités et produits.

D'autres pays ont beaucoup plus recours à leurs institutions publiques (enseignement supérieur et gouvernement) que le Canada. Comme l'indiquent les figures 12 et 13, le Canada se classe pratiquement en fin de liste pour ce qui est des entreprises ayant des interactions avec les organismes de recherche publics. Les États-Unis n'ayant pas conduit d'enquête comparable sur la question, ils sont exclus de la comparaison.

Figure 12 : Entreprises collaborant avec des établissements d'enseignement supérieur pour l'innovation, par taille, de 2002 à 2004
Figure 13 : Entreprises collaborant avec des établissements gouvernementaux pour l'innovation, par taille, de 2002 à 2004

28 Innovation et stratégies d'affaires : pourquoi le Canada n'est pas à la hauteur, rapport du Comité d'experts sur l'innovation en affaires au Canada, Conseil des académies canadiennes, 2009.

29 J. R. Baldwin et W. Gu, « Croissance de la productivité à long terme au Canada et aux États-Unis : 1961-2006 », La revue canadienne de productivité, Statistique Canada, n° de catalogue 15-206-XIF, n° 13, août 2007.

30 Base de données de TIC du Centre d'étude des niveaux de vie.

31 Innovation et stratégies d'affaires : pourquoi le Canada n'est pas à la hauteur, rapport du Comité d'experts sur l'innovation en affaires au Canada, Conseil des académies canadiennes, 2009.

32 Innovation et stratégies d'affaires : pourquoi le Canada n'est pas à la hauteur, rapport du Comité d'experts sur l'innovation en affaires au Canada, Conseil des académies canadiennes, 2009.

33 Voir le travail du Centre d'étude des niveaux de vie.

34 Au Canada, les DIRDE en pourcentage du PIB (c.-à-d. l'intensité de DIRDE) étaient de 1,29 % en 2001 et de 1,06 % en 2006. À titre de comparaison, l'intensité moyenne de l'OCDE était de 1,57 % en 2001 et 1,56 % en 2006. La baisse d'intensité des DIRDE au Canada était similaire à la baisse aux États-Unis (l'intensité aux États-Unis était de 2  % en 2001 contre 1,84 % en 2006), mais c'est le Canada qui a enregistré la baisse la plus prononcée des pays du G7 entre 2001 et 2006.

35 Ces industries comprenaient l'information et la culture (1,7 G$), l'équipement en télécommunications (1,5 G$), la conception de systèmes informatiques et les services connexes (1,2 G$), les services de R-D scientifique (1,2 G$), la fabrication en pharmacie et en médecine (1,1 G$), et la fabrication de produits et pièces pour l'aérospatiale (857 M$ – données de 2005).

36 Statistique Canada, Recherche et développement industriels de 2004 à 2008, no de cat. 88-001-X, vol. 32, no 5, septembre 2008; tableaux CANSIM 358-0001 et 358-0024.

37 Aled ab Iorwerth, Canada's Low Business R&D Intensity: the Role of Industry Composition, gouvernement du Canada, ministère des Finances, document de travail 2005-03, mars 2005; S. Gera, F. Rimbaud et K. Fong, An Overview of the Performance of the Canadian Innovation System, gouvernement du Canada, ministère de l'Industrie, polycopié (19 mars 2007).

38 Les faibles investissements en R-D dans le secteur de l'automobile au Canada reflètent le caractère intégré du secteur en Amérique du Nord. Bien que le secteur canadien des services fasse peu de R-D, ses résultats dans le contexte plus large de l'innovation sont meilleurs. L'innovation dans le secteur des services comprend l'innovation en ce qui concerne les procédés et les produits et elle est plus axée sur les changements de structure organisationnelle, de modèles de gestion et de développement des marchés.

39OCDE, Principaux indicateurs de la science et de la technologie, 2008/1.

40 Gouvernement du Canada, ministère des Finances, Dépenses fiscales et évaluations, 2008, tableau 2, « Dépenses fiscales liées à l'impôt sur le revenu des sociétés », p. 27.

41 OCDE, Science, technologie et industrie : Perspectives de l'OCDE, édition 2008, basé sur Jacek Warda, Generosity of R&D Tax Incentives, communication lors du TIP Workshop on R&D Tax Treatment in OECD Countries: Comparisons and Evaluations, Paris, 2007, 10 décembre 2007.

42 J. Baldwin, A. Fisher, W. Gu, F. C. Lee et B. Robidoux, « L'intensité du capital au Canada et aux États-Unis, 1987 à 2003 », La revue canadienne de productivité, 2008, Statistique Canada, no de catalogue 15-206-X, no 018, juillet 2008, p. 41.

43 Statistique Canada, Suivi de l'enquête sur les technologies de pointe 2007.

44 Innovation et stratégies d'affaires : pourquoi le Canada n'est pas à la hauteur, rapport du Comité d'experts sur l'innovation en affaires au Canada, Conseil des académies canadiennes, 2009 (Données du Centre d'étude des niveaux de vie, base de données sur les TIC).

45 Statistique Canada, « Enquête auprès des fournisseurs de services de financement aux entreprises », Le quotidien, 5 décembre 2008.

46 OCDE, Science, technologie et industrie : Perspectives de l'OCDE, édition 2008, figure 1.26, StatLink.

47 Innovation et stratégies d'affaires : pourquoi le Canada n'est pas à la hauteur, rapport du Comité d'experts sur l'innovation en affaires au Canada, Conseil des académies canadiennes, 2009.

48 Canada, Finlande, Suède, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Danemark, Autriche, Allemagne, Pays-Bas, France, Japon, Norvège et Australie (OCDE, DSTI/EAS/STP/NESTI (2008) 14).

49 Les États-Unis mènent actuellement leur toute première enquête sur l'innovation, qui leur permettra de mesurer l'innovation géographiquement, selon les industries et selon la taille des entreprises.

50 P. Therrien et P. Hanel, Innovation and Establishments' Productivity in Canada: Results from the 2005 Survey of Innovation, 2009 (inédit).

51 OCDE, Boosting Innovation: The Cluster Approach, 1999, p. 7.

52 OCDE, Boosting Innovation: The Cluster Approach, 1999, p. 179.

53 B. Fallick, C. F235

leischman et J. Rebitzer, « Job Hopping in Silicon Valley  », The Review of Economics and Statistics, vol. 88, n° 3, août 2006, p. 472-481.

54 OCDE, Innovative Clusters: Drivers of National Innovation Systems, 2001, p. 38.

55 OCDE, Boosting Innovation: The Cluster Approach, 1999, p. 179.

56 F. Anderson, La transmission de technologie et de savoir aux entreprises de fabrication innovatrices canadiennes, Projet de recherche sur les politiques du gouvernement du Canada, Série de documents de travail 036, mai 2008.