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L'état des lieux 2010


6. Revue des indicateurs

6.2 Indicateurs de développement et de transfert des connaissances

6.2.1 Recul des frontières du savoir par les sciences et la technologie

Le développement des connaissances est la base de l'écosystème d'innovation d'un pays. La qualité et la quantité des connaissances générées sont difficilement mesurables, surtout qu'Internet a ouvert la porte à une collaboration libre et gratuite jamais vue auparavant. Le présent rapport se base sur des indicateurs bibliométriques et des classements universitaires pour évaluer le rendement du Canada en matière de développement de connaissances par la recherche.

6.2.1.1 Mesure des résultats de la recherche par les indicateurs bibliométriques

Les indicateurs bibliométriques sont les indicateurs les plus utilisés dans les études comparatives internationales portant sur les résultats de recherche. Ils se divisent en cinq grandes catégories : le nombre de publications, la spécialisation dans une discipline scientifique précise, le nombre de citations, l'influence relative, et le niveau de coopération internationale, selon le nombre de publications conjointes94.

Nombre de publications : Des données internationales publiées par l'Observatoire des Sciences et des Techniques de Paris montrent qu'en 2008, le Canada, qui représente seulement 0,5 % de la population mondiale, avait publié 3,3 % de toutes les publications scientifiques du monde. En termes absolus, le Canada se classe au 8e rang derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie. Il est important de souligner que de 2003 à 2008, la Chine a vu sa part de publications grimper de 93 %. La Chine se classe maintenant au deuxième rang mondial pour le nombre de publications produites, derrière les États-Unis et devant le Japon95.

En 2006, 82,4 % des publications scientifiques canadiennes provenaient du secteur de l'enseignement supérieur (comparativement à 77,6 % en 1996). Les chercheurs qui travaillent dans les hôpitaux, les laboratoires des gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que dans les entreprises privées ont aussi contribué à la production totale du Canada. Les provinces de l'Ontario (45,8 %) et du Québec (23,6 %) ont à elles seules produit environ 70 % des publications canadiennes96.

Spécialisation scientifique : Les données sur les publications permettent aussi de donner une idée approximative de la spécialisation scientifique d'un pays97. Dans l'ensemble, les pays européens ne sont pas hautement spécialisés, leur part de publications dans des domaines spécialisés n'étant pas très différente de leur part totale de publications. À l'inverse, les pays d'Asie et d'Amérique du Nord montrent une plus grande spécialisation en recherche scientifique. En règle générale, les pays d'Asie ont tendance à se spécialiser en sciences physiques, en chimie et en génie, mais à se sous-spécialiser en sciences de la vie. Inversement, les pays nord-américains semblent se spécialiser en recherche biologique et médicale, mais se sous-spécialiser en physique et en chimie. Les chercheurs canadiens ont publié 4 % des publications mondiales en biologie fondamentale, mais seulement 2 % et 2,1 % des publications dans les domaines de la physique et de la chimie, respectivement. Le niveau de spécialisation aux États-Unis est similaire. Le Canada se spécialise aussi dans des domaines qui ne reflètent pas nécessairement les tendances nord-américaines, ce qui peut être vu comme un avantage comparatif, surtout par rapport aux États-Unis. Plus précisément, les chercheurs canadiens ont publié 4,3 % des publications mondiales en biologie appliquée et en écologie, 4,2 % des publications en astronomie, en astrophysique et en cosmologie et 3,9 % des publications en génie98.

Citations : Les indicateurs basés sur le nombre de publications ne donnent qu'une image partielle de la réalité. Il est également utile de tenir compte du nombre de citations des articles scientifiques à titre de référence99. Un calcul effectué en 2007 par l'Observatoire des sciences et des technologies de l'Université du Québec à Montréal (fondé sur des données de Thomson Reuters) montre que le Canada se classe au 4e rang mondial, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne, pour le nombre d'articles scientifiques cités en référence pendant les deux années suivant leur publication100. Puisque, comme nous l'avons vu, le Canada se classe au 8e rang pour le nombre de publications, on peut croire que les articles scientifiques canadiens sont cités plus souvent que la moyenne mondiale.

Impact relatif : Selon l'indice d'impact relatif publié en 2008 par l'Observatoire des Sciences et des Techniques101, l'indice d'impact relatif à deux ans du Canada est de 1,09, ce qui en fait un des neuf pays (parmi les 20 pays comptant pour au moins 1 % des publications mondiales) dont l'indice d'impact relatif est supérieur à 1. Le Canada est précédé des États-Unis (1,47), de la Suisse (1,44), des Pays-Bas (1,33), du Danemark (1,32), du Royaume-Uni (1,25), de l'Allemagne (1,20), de la Suède (1,17) et de la Belgique (1,10)102. Fait à souligner, bien que le Canada soit sous-spécialisé dans le domaine de la chimie pour ce qui est du nombre de publications, son indice d'impact relatif dans ce domaine est de 1,29, soit son plus haut indice toutes disciplines confondues. Cela peut laisser entendre que les publications canadiennes dans ce domaine sont de haute qualité, et que le fait que le Canada soit sous-spécialisé dans le domaine ne cache pas nécessairement une faiblesse scientifique.

Publication conjointe internationale : Ces dix dernières années, les communautés scientifiques de plusieurs pays industrialisés ont commencé à faire sentir leur présence. Par exemple, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde et la Turquie contribuent désormais de manière significative à la quantité mondiale de communications scientifiques publiées. L'émergence de ces pays représente une belle occasion pour les chercheurs canadiens de collaborer avec les autres chercheurs, surtout grâce aux publications scientifiques conjointes. De 2001 à 2006, le taux de publications scientifiques internationales rédigées conjointement (c'est-à-dire auxquelles ont participé des chercheurs d'au moins deux pays) est passé de 16,3 % à 19,1 %. Il s'agit d'une hausse de 17 % du nombre total de publications conjointes. Au cours de la même période, le Canada a suivi le rythme de la croissance générale mondiale des publications conjointes, avec une hausse de 18 % du nombre de ses publications conjointes. En 2006, 42,1 % des publications canadiennes étaient rédigées conjointement, comparativement à 35,8 % en 2001. Cela place le Canada parmi les plus importants producteurs de publications conjointes, avec la Suisse (57,7 %), l'Afrique du Sud (46,6 %), le Mexique (43,8 %) et Israël (41,2 %)103.

6.2.1.2 Mesure du rendement des universités canadiennes

À l'instar des indicateurs bibliométriques, les classements universitaires mondiaux sont des mesures de plus en plus utilisées pour évaluer le rendement des pays en matière de recherche. Trois sources sont fréquemment citées en ce qui a trait à la mesure de la qualité des universités : le classement de Shanghai [Graduate School of Education, Shanghai Jiao Tong University (GSE-SJTU) Academic Ranking of World Universities]104, le classement universitaire mondial de Quacquarelli Symonds (QS) et le classement de l'enseignement supérieur THE (Times Higher Education ranking). Certains experts ont fortement critiqué la méthode de ces classements et leur validité105. Malgré de possibles lacunes méthodologiques, ces classements universitaires ont maintenant une grande influence sur la réputation mondiale de notre secteur de l'enseignement supérieur. La réputation d'un établissement l'aide à recruter et à conserver de meilleurs chercheurs, à multiplier ses occasions de collaboration et de réseautage, et à améliorer sa capacité à attirer du financement pour la recherche et les bourses.

Classement de Shanghai : En 2010, selon le classement de Shanghai, le Canada comptait quatre universités dans les 100 premières : l'Université de Toronto (27e), l'Université de la Colombie-Britannique (36e), l'Université McGill (61e) et l'Université McMaster (88e)106. Au total, 23 universités canadiennes figuraient parmi les 500 premières universités du classement de Shanghai. Ces résultats sont similaires à ceux de 2008. Bien qu'il soit décevant qu'aucune université canadienne ne se retrouve dans les 10 ou 20 premières positions, le Canada se classe tout de même au 5e rang (sur 39 pays) pour le nombre d'universités parmi les 100 premières et au 6e rang pour le nombre d'universités parmi les 500 premières. Seuls des pays beaucoup plus peuplés que le Canada le dépassent sur ces deux listes. Les universités canadiennes représentent 4 % des universités classées parmi les 100 premières et 4,6 % de celles figurant parmi les 500 premières. Nous réussissons à obtenir ces résultats malgré notre maigre part de la population mondiale, soit 0,5 %. Cela revient à dire que, avec un taux de 8,0 pour le pourcentage d'universités dans les 100 premières par rapport à notre part de la population mondiale, nous surpassons des pays comme l'Allemagne, le Japon et la France. Nos résultats sont encore meilleurs en ce qui a trait aux 500 premières universités. En effet, grâce à un taux de 9,2 (pourcentage d'universités parmi les 500 premières par rapport à notre part de la population mondiale), nous surpassons les États-Unis et le Royaume-Uni.

Une différente pondération des indicateurs du classement de Shanghai, qui mettrait l'accent sur des indicateurs de rendement actuels plutôt que passés, placerait les universités canadiennes à un meilleur rang. Les deux premiers indicateurs du classement de Shanghai (nombre d'anciens élèves et de professeurs ayant remporté des prix Nobel et des médailles Fields) comptent pour 30 % de la pondération. Ces indicateurs tiennent compte des prix Nobel et des médailles Fields gagnés ces dernières décennies. À l'inverse, l'indicateur du classement de Shanghai qui tient le plus compte du rendement actuel des universités en matière de recherche vaut seulement 20 % de la pondération. Il prend en considération le nombre d'articles répertoriés dans le Science Citation Index-Expanded et dans le Social Sciences Citation Index l'année précédente. Les universités canadiennes obtiennent des résultats considérablement plus élevés pour cet indicateur que pour la note globale. Par exemple, l'Université de Toronto se classe très bien, soit au 3e rang derrière l'Université Harvard et l'Université de Tokyo. L'Université de la Colombie-Britannique, qui vient au 18e rang, a un rendement similaire à celui de l'Université de Cambridge.

Sous-priorité de recherche-développement : médecine régénérative

 Mick Bhatia, directeur du Stem Cell and Cancer Research Institute (SCC-RI) à l'Université McMaster, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie des cellules souches humaines, et son équipe, ont trouvé un moyen de fabriquer du sang à partir de la peau même d'une personne.

Mick Bhatia, directeur du Stem Cell and Cancer Research Institute (SCC-RI) à l'Université McMaster, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie des cellules souches humaines, et son équipe, ont trouvé un moyen de fabriquer du sang à partir de la peau même d'une personne.

Transformer de la peau en sang — Un chercheur canadien crée de nouvelles possibilités de traitement du cancer

Mick Bhatia et son équipe ont publié les conclusions de leur recherche dans la prestigieuse revue scientifique Nature (7 novembre 2010), qui démontrent, pour la première fois, que les cellules de la peau humaine peuvent être directement transformées en cellules sanguines.

Cette recherche pourrait permettre aux patients qui ont besoin de sang pour des opérations, des traitements du cancer ou des traitements pour des maladies du sang de créer du sang à partir de leur propre peau. Cette découverte pourrait révolutionner les méthodes de traitement du cancer. Par exemple, pour les greffes de moelle osseuse, il ne serait plus nécessaire de chercher un donneur compatible, et le temps et le coût du traitement en seraient réduits.

Mick Bhatia est un chef de file reconnu dans le domaine des cellules souches hématopoïétiques humaines et des cellules souches pluripotentes. Il est également directeur du Stem Cell and Cancer Research Institute (SCC-RI) à l'Université McMaster, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie des cellules souches humaines. Sa découverte se fonde sur des recherches d'avant-garde réalisées par d'autres Canadiens, Jim Till et Ernest McCulloch, qui ont publié des preuves sur l'existence de cellules souches pour la première fois en 1963.

La recherche de M. Bhatia a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada, l'Institut de recherche de la Société canadienne du cancer, le Réseau de cellules souches ainsi que le ministère de la Recherche et de l'Innovation de l'Ontario.

Classements par domaines et par matières : Depuis 2007, le classement de Shanghai classe les universités selon cinq domaines différents (sciences naturelles et mathématiques, génie et technologie ainsi qu'informatique, sciences de la vie et sciences agricoles, médecine clinique et pharmacie, et sciences sociales) et depuis 2009, selon cinq matières différentes (mathématiques, physique, chimie, informatique, et économie ou affaires). La méthode liée à ces classements spécialisés est différente de celle utilisée pour le classement général. Elle accorde en effet moins d'importance aux indicateurs liés au nombre d'anciens élèves et de professeurs ayant obtenu des prix Nobel ou des médailles Fields (25 % au lieu de 30 %), et tient davantage compte des indicateurs bibliométriques (75 % au lieu de 60 %). Puisque les indicateurs bibliométriques reflètent mieux le rendement actuel des universités en matière de recherche, les universités canadiennes occupent de meilleurs rangs dans les classements spécialisés que dans le classement général. Des universités canadiennes figurent 23 fois parmi les 100 premières universités dans les cinq classements par domaine, ce qui place le Canada au 3e rang des pays les plus représentés dans les classements spécialisés, derrière les États-Unis (284 fois) et le Royaume-Uni (44 fois). Le Canada se classe également au 3e rang (à égalité avec la Chine) des pays comptant le plus grand nombre d'universités parmi les 100 premières dans les cinq classements par matière, avec 27. Une fois de plus, il arrive derrière les États-Unis (265 universités) et le Royaume-Uni (37 universités). Seule l'Université de Toronto réussit à se classer parmi les 20 premières dans une des cinq listes liées aux domaines (19e en génie et technologie ainsi qu'en informatique) et dans une des cinq listes liées aux matières (8e en informatique).

Classement universitaire mondial de Quacquarelli Symonds (QS) : Jusqu'à 2009, le classement universitaire mondial de QS était publié en collaboration avec Times Higher Education et se nommait le Times Higher Education-QS World University Rankings. En 2010, QS s'occupait seule de la publication du classement, selon la même méthode qu'en 2008107. En 2010, selon le classement de QS, le Canada comptait quatre universités dans les 100 premières : l'Université McGill (19e), l'Université de Toronto (29e), l'Université de la Colombie-Britannique (44e) et l'Université de l'Alberta (78e). C'est une de moins qu'en 2008, mais les importants écarts dans le rendement de nombreuses universités canadiennes et étrangères (entre les éditions de 2008, de 2009 et de 2010 du classement) soulèvent des doutes quant à la validité des conclusions.

Classement de l'enseignement supérieur THE : Après s'être séparé de QS, THE a développé sa propre méthode pour son classement de 2010. En 2010, selon le classement THE, le Canada comptait quatre universités dans les 100 premières : l'Université de Toronto (17e), l'Université de la Colombie-Britannique (30e), l'UniversitéMcGill (35e) et l'Université McMaster (93e). Au total, le Canada comptait 9 universités parmi les 200 premières du classement THE de 2010. Ce chiffre plaçait le Canada au 5e rang pour le nombre total d'universités classées par pays.

Classement mondial des écoles offrant le programme de MBA du Financial Times : Dans une économie axée sur les connaissances, les compétences en gestion sont des compléments essentiels aux compétences en science et en génie. Le nombre d'écoles de commerce canadiennes qui figurent parmi les 100 premières du classement Global MBA School Rankings du Financial Times n'a pas augmenté depuis 2004. La figure 26 montre que la majorité des écoles de commerce canadiennes, à l'exception de l'Université de l'Alberta, se classent toujours moins bien qu'en 2004, année de leur apogée. La maîtrise ès sciences de la gestion de l'École des hautes études commerciales occupe le 34e rang du classement Masters in Management 2010 du journal Financial Times.

Figure 26 : Classement mondial des meilleures écoles canadiennes de MBA

Écoles

2004

2007

2008

2009

2010

Source : Financial Times, Business School Rankings

Université de Toronto

21

27

40

47

45

Université de Western Ontario

29

41

53

47

49

Université York

22

49

48

49

54

Université de la Colombie-Britannique

67

77

92

71

82

Université de l'Alberta

97

-

88

77

86

Université McGill

39

90

96

-

95

6.2.2 Transfert des connaissances en innovation

Dans une économie axée sur les connaissances, la recherche ne se fait plus uniquement entre les murs de grandes institutions ou de sociétés. La collaboration est une source importante et nouvelle d'avantage concurrentiel. Les échanges entre les divers acteurs d'une vaste gamme d'activités de transfert des connaissances ont augmenté la probabilité d'obtenir des résultats de recherche qui sont plus pertinents pour les utilisateurs de ces connaissances. Selon ce scénario, les connaissances sont échangées entre les créateurs et les utilisateurs de connaissances, qui transforment celles-ci en produits, en services ou en innovations.

Le transfert des connaissances ainsi que sa réussite et ses répercussions sont difficiles à mesurer en raison de la complexité de la relation entre la recherche, le transfert des connaissances et le développement économique. Les revenus de licences et les démarrages d'entreprises sont les mesures normalisées qui permettent de calculer l'efficacité du transfert des connaissances. Unico, au Royaume-Uni, et le projet STAR METRICS, aux États-Unis, élaborent un plus vaste ensemble de mesures du transfert des connaissances axées sur la qualité (et la quantité)108, 109, afin de présenter les activités de transfert de connaissances d'une université donnée. La plateforme Lattes, au Brésil, est un autre exemple d'une nouvelle infrastructure qui permet le suivi du transfert des connaissances et la production de rapports connexes. Cette base de données normalisée compile les renseignements sur les chercheurs (individuellement), leurs recherches et leurs institutions. Les activités de transfert des connaissances abordées dans le présent rapport sont celles auxquelles participent les universités et le secteur privé.

Même si l'EISE de 2009 examinait la collaboration sur le plan du développement de procédés et de produits avec d'autres entreprises et institutions, elle ne comportait pas de question précise sur les collaborations entre les universités et l'industrie. Une question permettant d'établir une comparaison avec d'autres données de l'OCDE serait un atout utile aux prochaines enquêtes. Selon le Rapport sur la compétitivité mondiale du Forum économique mondial, une proportion relativement faible de cadres canadiens exprime un avis positif sur l'état de la coopération entre les universités et l'industrie au Canada110. Dans l'enquête de 2009-2010, les cadres ont classé le Canada au 9e rang, sur 139 pays, en ce qui a trait à la collaboration des universités et de l'industrie dans le domaine de la R-D, une amélioration par rapport à sa 14e place en 2008-2009.

Un sondage réalisé en 2010 par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain111 auprès de chefs d'entreprise étudiait la relation entre les entreprises et le monde universitaire au Québec. Plus de la moitié (53 %) des répondants ont affirmé avoir « collaboré » avec une université au cours des trois dernières années. Les stages (39 %) étaient de loin le type de collaboration le plus répandu. Cependant, les collaborations dites plus « scientifiques » étaient beaucoup moins populaires. En effet, peu d'entreprises ont participé à de la recherche coopérative (9 %) ou à de la recherche sous contrat (6 %), se sont associées à une chaire de recherche (3 %) ou ont participé à un projet d'incubateurs (3 %). Bien que la grande majorité (83 %) des entreprises ayant collaboré avec une université au cours des trois dernières années ait l'intention de répéter l'expérience, les deux tiers des entreprises qui n'ont pas collaboré avec le monde universitaire au cours de la même période n'ont pas l'intention de le faire dans les années à venir.

6.2.2.1 Transfert des connaissances grâce aux stages

Les stages permettent aux étudiants de mettre leurs acquis en pratique dans une situation réelle. Il s'agit d'outils importants permettant aux universités et aux collèges communautaires de remplir leur mission première, qui est d'apprendre aux étudiants à créer, à analyser et à penser de façon autonome. Les stages permettent aussi aux étudiants de se préparer à évoluer en milieu de travail et d'apprendre à respecter les délais et les budgets.

Le gouvernement du Canada a pris des engagements dans les récents budgets qui ont renforcé les programmes de stage, dont un appui additionnel au Programme de stage en recherche-développement industrielle (budget de 2009) et à l'initiative Objectif carrière de la Stratégie emploi jeunesse (budget de 2010). Cela permet d'augmenter davantage la capacité réceptrice de l'entreprise, soit la capacité d'envisager les applications possibles de la recherche pour résoudre des problèmes et d'atteindre les objectifs de rendement, tout en réalisant des économies.

6.2.2.2 Transfert des connaissances grâce à la recherche sous contrat

En 2008, les universités canadiennes ont entrepris des contrats de recherche totalisant près de 2 milliards de dollars, une augmentation importante de 55 % par rapport à 2007112. Le gouvernement fédéral ainsi que les administrations provinciales et autres ont maintenu leur part de ce montant (soit un cinquième et un quart, respectivement), alors que les entreprises canadiennes et les organismes sans but lucratif représentaient le tiers de la valeur totale de ces contrats de recherche.

6.2.2.3 Transfert des connaissances grâce à la recherche coopérative et aux partenariats

Le nombre d'articles scientifiques rédigés en collaboration par des universités et l'industrie a augmenté de 80 % de 1990 à 2005. De plus, le nombre moyen de citations d'articles rédigés en collaboration en 2005 était plus élevé que le nombre moyen de citations d'articles non rédigés en collaboration113.

En ce qui concerne la recherche en gestion, en affaires et en finances au Canada, le Conseil des académies canadiennes a noté que la collaboration se faisait principalement entre les universités; les collaborations entre des universités et des entités du secteur privé ou public représentaient seulement 10 % du nombre total des articles rédigés en collaboration114.

6.2.2.4 Délivrance de licences aux technologies et attribution de marques de commerce aux innovations

Les licences sont un indicateur que des technologies sont prêtes pour la commercialisation. Selon l'Enquête sur la commercialisation de la propriété intellectuelle dans le secteur de l'enseignement supérieur (2008) de Statistique Canada, 81 % des universités canadiennes répondantes (101) et leurs hôpitaux d'enseignement affiliés géraient de la propriété intellectuelle, un pourcentage qui demeure inchangé depuis 2005.

En 2007-2008, les 42 institutions de santé universitaires du Canada ont mené plus de 1 500 essais cliniques, pour une valeur potentielle de plus de 300 millions de dollars, en plus de créer près de 300 licences et de publier près de 200 communications. De plus, de 2003 à 2006, elles ont généré près de 30 millions de dollars en revenu lié aux licences et au transfert de technologie. Depuis 1995, elles ont fait plus de 100 nouvelles découvertes et créé 65 entreprises dérivées115.

Innovequity Inc., grâce à un bon d'échange de 50 000 $ de l'Innovation Voucher Program de l'Alberta et à l'expertise technique de novaNAIT, a mis au point un système de construction géométrique qui automatisera jusqu'à 70 % du processus de construction.

Innovequity Inc., grâce à un bon d'échange de 50 000 $ de l'Innovation Voucher Program de l'Alberta et à l'expertise technique de novaNAIT, a mis au point un système de construction géométrique qui automatisera jusqu'à 70 % du processus de construction.

L'Innovation Voucher Program de l'Alberta lance des idées sur le marché

L'Innovation Voucher Program, le programme de bons d'échange de l'Alberta, a été lancé en 2008. Il fait partie du plan d'action de l'Alberta : Bringing Technology to Market. Au cours des deux premières rondes d'attribution, près de 400 bons d'échange d'une valeur approximative de 11 millions de dollars ont été remis à de petites entreprises de l'Alberta. Offerts en coupures de 10 000 $ et de 50 000 $, les bons d'échange sont destinés à des services d'entreprise comme le marketing, la planification et la formation d'entreprise, ainsi qu'aux activités de développement technologique comme le prototypage de produits, la vérification des laboratoires et les essais sur le terrain.

Pendant les premières étapes du développement de produit, bon nombre d'entreprises prometteuses ont de la difficulté à obtenir des fonds parce qu'elles n'ont peut-être pas fait de démonstration de faisabilité et que les investisseurs ne sont pas encore prêts à fournir des ressources. L'Innovation Voucher Program de l'Alberta permet d'établir des liens avec des organismes d'appui et d'avoir accès à de l'expertise ainsi qu'à des services de développement d'entreprise et de produit.

En 2009, Innovequity Inc. a reçu un bon d'échange de 50 000 $ du Innovation Voucher Program afin de mettre sur pied son système de construction automatisé pour des maisons usinées. Innovequity a utilisé son bon d'échange pour accéder à l'expertise technique offerte à novaNAIT, un centre de soutien à l'innovation du Northern Alberta Institute of Technology. Le système de construction géométrique automatisera jusqu'à 70 % du processus de construction, ce qui augmentera l'efficacité et améliorera la compétitivité des entreprises qui l'utilisent. Ce système pourrait permettre à l'industrie de la construction de maisons usinées de l'Amérique du Nord, une industrie qui représente 20 milliards de dollars par année, d'économiser beaucoup d'argent.

L'OCDE a établi qu'il y avait une grande corrélation entre le nombre de demandes de marques de commerce et d'autres indicateurs de l'innovation. Puisque les marques de commerce peuvent être appliquées à une multitude de marchandises et de services, elles peuvent transmettre de l'information sur les innovations liées aux produits et au marketing ainsi que sur les innovations dans le secteur des services116. Généralement, les pays aux secteurs de services importants ont tendance à plus souvent protéger leur propriété intellectuelle au moyen de marques de commerce que les pays qui misent beaucoup sur la fabrication ou qui se spécialisent dans les TIC (qui favorisent le brevetage)117. En 2008, le Canada se classait au 14e rang, sur 41 pays, pour le nombre de marques de commerce liées aux services par rapport au nombre total de dépôts de marques de commerce118.

Selon des données fournies en 2007 par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, le Canada se classait au 17e rang, sur 162 pays, pour le nombre total de demandes de marques de commerce par résident direct119. Il existe cependant une mesure sans doute plus efficace, soit le nombre de marques de commerce transnationales (figure 27), puisque les chiffres associés aux marques de commerce par résident direct reflètent la tendance des entreprises à déposer d'abord des marques de commerce dans leur pays d'origine120. Selon cette mesure, le Canada se classe au 19e rang, sur 38 pays, pour la période de 2005 à 2007121.

Figure 27 : Marques de commerce transnationales par million d'habitants (pays sélectionnés, moyenne pour 2005-2007)

6.2.2.5 Nouvelles entreprises dérivées pour transférer la technologie au marché

On estime que, pour 2008, le nombre de nouvelles entreprises formées à partir d'universités canadiennes oscille entre 19122 et 39123. La figure 28 montre les chiffres tirés du Canadian Licensing Activity Survey, réalisé par l'Association of University Technology Managers, portant sur les entreprises dérivées réparties selon leur année de constitution en société, de 2005 à 2008. Selon Statistique Canada, le nombre total d'entreprises constituées en société et dérivées de sociétés déclarantes depuis 1999 est de 1 242124.

Figure 28 : Nombre d'entreprises dérivées d'universités, par année de constitution en société, de 2005 à 2008

6.2.2.6 Réseaux et innovation ouverte — De nouvelles façons de collaborer

Les innovations sont de plus en plus introduites sur le marché par des réseaux ou des grappes, soit des partenaires choisis selon leurs avantages comparatifs et qui fonctionnent de façon coordonnée. Internet donne aussi de nouvelles occasions aux entreprises de puiser à même les connaissances de leurs clients, de leurs partenaires et de leurs employés.

Les programmes Réseaux de centres d'excellence dirigés par l'entreprise et Centres d'excellence en commercialisation et en recherche, tous deux administrés par les conseils subventionnaires du Canada, sont des exemples de la façon dont le gouvernement fédéral distribue les subventions liées à la recherche et encourage la collaboration entre les chercheurs universitaires et les chercheurs en entreprises. En 2009-2010, les Réseaux de centres d'excellence ont généré 27,8 millions de dollars (ou 17 % du programme) en investissements en argent et en nature provenant d'entreprises du secteur privé125 afin de favoriser la recherche, la formation, le transfert des connaissances et la commercialisation.

De nombreuses entreprises font l'essai de nouveaux moyens de réduire les coûts en R-D, en intégrant de nouvelles approches comme l'innovation ouverte, les logiciels libres, l'impartition et l'échange de propriété intellectuelle à leurs modèles d'affaires. Elles affichent leurs défis et leurs connaissances « inutilisées » sur les sites Web de diverses entreprises de services d'innovation ouverte, comme InnoCentive, Innoget, PRESANS et IdeaConnection. Par exemple, les entreprises pharmaceutiques cherchent à collaborer avec d'autres entreprises pharmaceutiques, avec le monde universitaire et avec d'autres sources externes afin d'échanger du talent, des ressources, des outils et des technologies, comme le criblage à haut débit pour la validation de cibles de médicaments associés à une maladie précise. Elles affichent aussi leurs connaissances acquises grâce à la recherche, mais qui n'ont pas mené au développement d'un médicament, afin que les autres puissent en profiter.

Les partenaires de l'industrie peuvent former des consortiums afin de mener une R-D davantage axée sur des défis précis. Les mécanismes de gouvernance des consortiums font en sorte que la recherche répond à une demande.

Sous-priorité de recherche-développement : santé d'une population vieillissante

Réseau de recherche : amélioration des technologies de l'information pour les applications en santé (ATIAS)

Il y a 10 ans, 12 % des Canadiens étaient âgés de plus de 65 ans. D'ici 2026, le chiffre de cette cohorte aura gonflé pour atteindre 20 % de la population. Ce changement démographique crée une pression supplémentaire sur le système de santé du pays, puisque de plus en plus de Canadiens font face à des blessures et à des maladies chroniques associées au vieillissement.

Pour mieux servir la population vieillissante du Canada ainsi que pour surmonter d'autres défis, comme l'augmentation des coûts et le manque de personnel, le réseau d'amélioration des technologies de l'information pour les applications en santé (ATIAS) est en train de créer de nouvelles TI rentables conçues pour renforcer l'efficacité du travail et réduire les coûts.

Créée en 2009, l'ATIAS rassemble des cliniciens de première ligne qui ont besoin de nouvelles TI ainsi que des chercheurs en génie électrique et informatique qui peuvent les créer. Le projet fait partie d'un des neuf réseaux de recherche stratégique financés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ainsi que par des contributions d'entreprises canadiennes partenaires. L'Université McGill est la plaque tournante du réseau d'ATIAS, qui englobe sept universités, huit organismes de soins de santé et partenaires industriels, comme RIM, IBM et Nortel.

Que ce soit pour transmettre la radiographie d'un enfant au lecteur électronique portatif d'un urgentologue ou transmettre des résultats d'analyses sanguines d'une personne âgée à l'ordinateur portatif d'une infirmière à domicile, l'ATIAS permet d'acheminer la bonne information à la bonne personne au bon moment, tout en offrant un service de santé abordable et de qualité à la population canadienne.

6.2.2.7 Grappes industrielles — Un environnement où l'innovation peut éclore

Une grappe est un regroupement considérable et reconnu d'entreprises, d'établissements d'enseignement et d'organismes de recherche gouvernementaux géographiquement concentrés et interreliés. Les grappes regroupent généralement des entreprises d'un même secteur, ayant des caractéristiques ou offrant des produits similaires, ou dont les positions dans une chaîne de valeur sont complémentaires. Elles comprennent les entreprises de services professionnels, les institutions fédérales et les établissements d'enseignement. L'aspect et les limites des grappes sont dynamiques; elles exploitent les forces du secteur privé et évoluent sur une période de 15 à 20 ans.

Pratt & Whitney — Chef de file dans la création de relations stratégiques

La société Pratt & Whitney Canada est un des plus grands fabricants de moteurs d'aéronefs du monde. Fondée en 1928 et située à Longueuil, au Québec, Pratt & Whitney Canada est un chef de file mondial dans la conception et la fabrication de petits moteurs. Pratt & Whitney, qui investit plus de 400 millions de dollars par année en R-D, est le plus important investisseur en R-D dans l'industrie aérospatiale canadienne et compte parmi les cinq premiers investisseurs dans toutes les industries.

Relations en matière de recherche — Pratt & Whitney a travaillé avec plus de 20 universités canadiennes à plus de 250 projets de recherche menés dans des universités et au Conseil national de recherches Canada. La société a investi environ 15 millions de dollars dans les universités en 2008. En plus d'avoir été utilisées pour le financement direct des projets de recherche, les ressources ont également servi à l'établissement de trois chaires de recherche industrielle126, de huit bourses de recherche127, de plusieurs centres d'excellence et de quatre instituts universitaires de premier cycle dans le domaine de l'aérospatiale128. Les instituts sont conçus pour former la prochaine génération d'ingénieurs en aérospatiale en faisant connaître les demandes de l'industrie et les possibilités de formation. Au cours des dernières années, Pratt & Whitney a délaissé les collaborations avec une seule entreprise pour participer davantage à des consortiums de l'industrie, d'universités et du gouvernement.

Recrutement de talents — En moyenne, environ 400 étudiants par année sont employés par Pratt & Whitney dans le cadre de programmes d'enseignement coopératif, de stages et de contrats de recherche. Quarante étudiants sont embauchés à titre de salariés à la fin de leur contrat.

Encourager le regroupement de services — Avant 2003, il n'y avait aucune expertise canadienne en matière de moulage par injection de résine de composites de qualité pour les avions. Pratt & Whitney Canada, Bell Helicopter Textron Canada, Delastek, l'Université Concordia et l'École Polytechnique de Montréal ont collaboré à l'élaboration d'une chaîne d'approvisionnement locale. Avec l'aide du Centre des technologies de fabrication en aérospatiale du Conseil national de recherches Canada pour la fabrication et le moulage, les sociétés ont travaillé ensemble pour produire un caisson de voilure collé en composites, ouvrant ainsi la voie à de futurs projets qui exploitent l'expertise disponible dans différents segments de la grappe en aérospatiale.

Les entreprises et les particuliers qui constituent les grappes se font concurrence, mais collaborent également. En tirant profit des « effets d'entraînement » qui améliorent les perspectives des entreprises individuelles d'une grappe ainsi que la productivité globale et la réussite du groupe, les entreprises et les institutions faisant partie d'une grappe réussissent généralement à améliorer leur productivité et à accéder plus facilement à du financement extérieur, y compris le C-R. Les grappes, qui sont toujours axées sur la clientèle, mènent généralement des activités de R-D, en plus d'encourager la prise de risques et le travail interdisciplinaire. Elles se caractérisent aussi par le haut niveau de mobilité entre leurs différents participants. De plus, elles ont des retombées économiques régionales et nationales.

Au sein des grappes, les petites entreprises qui ont établi des liens avec les plus grandes ont généralement des périodes de mise en marché plus courtes, car elles profitent de la meilleure connaissance du marché et de l'accès au marché des grandes entreprises. De leur côté, les grandes entreprises profitent des idées innovatrices et de la flexibilité des petites entreprises. Les entreprises de toutes tailles profitent aussi de l'expertise spécialisée que l'on retrouve dans les universités, les collèges et les établissements de recherche, mais de façon différente et à des échelles diverses.


94 – Observatoire des Sciences et des Techniques, Bibliometrics as a tool for the analysis of the scientific production of a country, 2009, p. 2.Retour au texte

95 Observatoire des Sciences et des Techniques, Indicateurs de sciences et de technologies, 2010, p. 403. Retour au texte

96 Observatoire des Sciences et des Techniques, L'observation S&T, note no 21, septembre 2008, p. 2. Retour au texte

97 Pour y arriver, on compare le nombre de publications qu'un pays a produit dans un domaine précis avec le nombre de publications qu'il a produit toutes disciplines confondues. Retour au texte

98 Observatoire des Sciences et des Techniques, Indicateurs de sciences et de technologies, 2010, p. 406. Retour au texte

99 Le nombre de fois où les articles scientifiques d'un pays sont cités à titre de référence est avant tout un indicateur de la visibilité du pays. On peut cependant l'interpréter comme un indicateur approximatif de la qualité des articles produits par le pays et de leur répercussion sur l'avancement scientifique. Comme l'a montré Y. Gingras dans « Le classement de Shanghai n'est pas scientifique », La Recherche, no 430, mai 2009, p. 48, il existe une corrélation entre le nombre de citations d'un article et la probabilité que son auteur reçoive un prix international. Retour au texte

100 Y. Gingras, « Le classement de Shanghai n'est pas scientifique », La Recherche, no 430, mai 2009, p. 48. Retour au texte

101 L'indice d'impact relatif est la part mondiale de citations d'un pays par rapport à la part mondiale de ses publications. Ainsi, lorsque l'indice d'impact relatif d'un pays est supérieur à 1, sa visibilité est plus grande que la moyenne mondiale. Retour au texte

102 Observatoire des Sciences et des Techniques, Indicateurs de sciences et de technologies, 2008, p. 391 et 396. Retour au texte

103 Observatoire des Sciences et des Techniques, Indicateurs de sciences et de technologies, 2008, p. 402. Retour au texte

104 Dans le classement de Shanghai, les universités sont évaluées en fonction de quatre critères : la qualité de l'enseignement, la qualité du corps professoral, la production de la recherche et la taille de l'établissement. Ces critères reposent sur six indicateurs homogènes, comme les bourses accordées par enseignant et les citations. Retour au texte

105 Y. Gingras, « Le classement de Shanghai n'est pas scientifique », La Recherche, no 430, mai 2009. J.C. Billaut, D. Bouyssou et P. Vincke, Should you believe in the Shanghai ranking? an MCDM view, Laboratoire d'informatique, Université François-Rabelais, 2009. Contrairement aux indicateurs bibliométriques, qui sont des indicateurs homogènes et faciles à interpréter, les classements universitaires sont des indicateurs hétérogènes qui regroupent des mesures pouvant être de nature fondamentalement différente et difficiles à combiner en un tout cohérent. Retour au texte

106 École d'enseignement supérieur (autrefois l'Institut d'enseignement supérieur), Université Jiao-Tong de Shanghai, Classement académique des universités mondiales – 2009. Retour au texte

107 Qui comprend des mesures quantitatives, comme le classement de Shanghai, mais également des mesures qualitatives, comme l'opinion d'universitaires interrogés. Retour au texte

108 Unico, Metrics for the Evaluation of Knowledge Transfer Activities at Universities. Retour au texte

109 Projet STAR METRICS. Retour au texte

110 Forum économique mondial, Rapport sur la compétitivité mondiale de 2008-2009, 2008.  Retour au texte

111 Sondage mené en 2010 par Léger Marketing, au nom de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Regard des entreprises sur le réseau universitaire québécois. Retour au texte

112 Statistique Canada, Enquête sur la commercialisation de la propriété intellectuelle dans le secteur de l'enseignement supérieur (pour 2008), 2010. Retour au texte

113 OCDE, Science, technologie et industrie : Tableau de bord de l'OCDE, 2007. Retour au texte

114 Conseil des académies canadiennes, Meilleure recherche = Meilleur management : Comité d'experts sur la recherche en management, en gestion des affaires et en finance, mai 2009. Retour au texte

115 Données provenant de l'Association canadienne des institutions de santé universitaires (ACISU). Retour au texte

116, 117OCDE, « La protection de l'innovation (PDF) », Mesurer l'innovation : Un nouveau regard, 2010. Retour au texte (116), Retour au texte (117)

118 OCDE, « Les marques », Mesurer l'innovation : Un nouveau regard, 2010. Retour au texte

119 La Banque mondiale (d'après des données de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle), Demandes de marques de commerce, résidents directs, 2010. Retour au texte

120 Le comptage des marques de commerce transnationales correspond au nombre de demandes soumises à l'USPTO, sauf pour l'Australie, le Canada, le Mexique, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Pour ces pays, les comptages sont basés sur la part relative de leurs enregistrements auprès de l'OHMI, de l'Office allemand des brevets et des marques de commerce et du JPO. Retour au texte

121 OCDE, « La protection de l'innovation », Mesurer l'innovation : Un nouveau regard, 2010. Retour au texte

122 McGill Association of University Technology Managers, Canadian Licensing Activity Survey: FY 2008. Retour au texte

123, 124 – Statistique Canada, Enquête sur la commercialisation de la propriété intellectuelle dans le secteur de l'enseignement supérieur (pour 2008), 2010. Retour au texte (123), Retour au texte (124)

125 Réseaux de centres d'excellence, Rapport annuel 2009-2010. Retour au texte

126 Chaire de recherche industrielle McGill Pratt & Whitney en usinage virtuel à haut rendement à l'Université de la Colombie-Britannique; Chaire de recherche industrielle J.-A.-Bombadier-CRSNG-McGill Pratt & Whitney Canada en intégration du design pour l'efficacité des avions (IDEA) à l'École Polytechnique de Montréal (contribution de 500 000 $ du montant de 2 millions de dollars en financement) et Chaire de recherche industrielle du CRSNG en acoustique appliquée à l'aviation à Sherbrooke. Retour au texte

127 Wagdi G. Habashi, UniversitéMcGill (dynamique numérique des fluides); Steen A. Sjolander, Université Carleton (aérodynamique expérimentale); Yusuf Altintas, Université de la Colombie-Britannique (fabrication); Kamran Behdinan, Université McGill Ryerson (optimisation de la conception); Clément Fortin, École Polytechnique de Montréal (gestion du cycle de vie des produits); Suong V. Hoa, Université Concordia (composites); Robert J. Martinuzzi, Université de Calgary (aérodynamique des compresseurs); Prakash C. Patnaik, Conseil national de recherches Canada (structures et matériaux). Retour au texte

128 Concordia Institute of Aerospace Design and Innovation, Institut de conception et d'innovation en aérospatiale de l'École de technologie supérieure, Ryerson Institute for Aerospace Design and Innovation, Institut d'innovation et de conception en aérospatiale de Polytechnique. Retour au texte