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Selon le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation, le Canada pourra progresser s'il arrive à mettre à profit son riche bassin de talents

Rapport de 2010 sur l'état du système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada

Communiqué de presse

(Ottawa, le 28 juin 2011) – Selon un rapport publié aujourd'hui par le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation (CSTI), le Canada doit mettre à profit son riche bassin de talents pour s'élever au rang de chef de file en matière d'innovation.

Le second rapport public du CSTI L'état des lieux en 2010 : De l'imagination à l'innovation, souligne les progrès réalisés par le Canada depuis le premier rapport du Conseil en 2008, et compare la performance du Canada à celle des chefs de file mondiaux en sciences, en technologie et en innovation. Le rapport propose également une liste de base de 20 indicateurs (relatifs au talent, à la science, à la technologie et à d'autres aspects en lien avec l'innovation) qui devrait guider de futurs efforts d'évaluation du système canadien d'innovation.

Le rapport conclut que la force du Canada se trouve dans sa solide réserve de talents et dans sa capacité élevée de recherche d'intérêt public. Les deux principaux défis auxquels doit faire face le pays consistent à accroître l'investissement du secteur privé dans le domaine de l'innovation, et à améliorer l'aptitude du Canada à transférer les connaissances dans le marché.

Les membres du CSTI proviennent de tous les milieux, incluant le secteur privé, le monde universitaire et la fonction publique.

« Le riche bassin de talents qui existe au Canada constitue notre meilleure chance de progresser. Notre performance, pour ce qui est de plusieurs indicateurs liés à l'éducation, est très satisfaisante, mentionne Howard Alper, président du CSTI. Le défi pour les entreprises et le gouvernement consiste à mettre à profit ce bassin de talents pour que le Canada s'impose à l'échelle mondiale dans l'économie du savoir ».

Selon Simon Pimstone, président-directeur général de Xenon Pharmaceuticals Inc., à Vancouver : « Si nous continuons à trop baser notre développement économique sur nos ressources naturelles, nous courons le risque de prendre du recul dans un monde où la technologie occupe toujours plus de place. Le futur de nos enfants dépend de l'innovation et de la commercialisation qui peut en résulter. La stabilité économique et sociale du Canada fournit une excellente base pour bien planifier ce futur ».

« Au Canada, les dépenses globales des entreprises en recherche-développement sont inférieures à celles enregistrées par les chefs de file internationaux en innovation. Il s'agit clairement d'un aspect que nous devons améliorer. Notre rapport montre la façon dont chaque secteur se compare à ses compétiteurs internationaux », souligne Terry Matthews, président de Mitel et président de Wesley Clover.

Selon Éric Bergeron, fondateur et président d'Optosécurité Inc., dont le siège social se trouve à Québec : « Le capital de risque est vital pour réaliser la commercialisation des idées. En 2009, la disponibilité du capital de risque était à son plus bas depuis 1996, à la moitié de ce qu'elle était en 2007. Il m'aurait été impossible de lancer ma compagnie dans un contexte comme celui d'aujourd'hui ».

« Les Canadiens ont la réputation d'être de bons collaborateurs, rappelle Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l'Université McGill. Notre rapport montre clairement ce qu'il faut faire pour optimiser l'apport de chacun. L'économie du savoir requiert que nous développions notre capacité à mettre à profit le savoir, le talent et la technologie dans tous les secteurs de l'industrie ».

« Les différentes perspectives des membres du Conseil ont contribué à rendre notre rapport plus riche, souligne Peter MacKinnon, recteur de l'Université de la Saskatchewan. Nous avons beaucoup appris au cours du processus, en synthétisant les points de vue du monde des affaires, du milieu de la recherche, de l'éducation supérieure et du gouvernement. Nous estimons que, en matière d'innovation, le Canada peut faire mieux que demeurer un joueur de niveau intermédiaire ».

Le Conseil, présidé par Howard Alper, Ph.D, se compose de 18 experts confirmés provenant du milieu de la recherche, du milieu universitaire, du monde des affaires et de la fonction publique. Le Conseil est un organisme consultatif indépendant qui fournit au gouvernement du Canada des conseils stratégiques sur les questions touchant les sciences et la technologie. Il produit aussi des rapports nationaux périodiques qui mesurent le rendement du Canada en matière de sciences et de technologie en fonction de normes d'excellence internationales.

Une copie de L'état des lieux en 2010 : De l'imagination à l'innovation ainsi que des notes biographiques des membres du Conseil peuvent être téléchargées.

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Pour de plus amples renseignements :

David Rodier, Hill & Knowlton
david.rodier@hillandknowlton.ca
613-371-9834


Fiche d'information

Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation du Canada : L'état des lieux en 2010

L'état des lieux en 2010 : De l'imagination à l'innovation démontre que le Canada demeure un joueur de niveau intermédiaire malgré un excellent bassin de talents.

Le talent canadien et les fonds investis par le Canada en recherche-développement (R–D) et en recherche dans le domaine des études supérieures continuent de figurer en tête des classements internationaux; les jeunes Canadiens excellent en sciences, en mathématiques et en lecture; le Canada attire le talent international; et l'excellence en innovation se constate dans presque tous les secteurs économiques et dans toutes les régions.

Nos défis comprennent l'inversement de la tendance des entreprises à investir moins en R–D que leurs principaux compétiteurs étrangers. Bien qu'il y ait eu quelques réussites au Canada, les faibles niveaux de collaboration entre les entreprises, de même qu'entre les entreprises et les chercheurs des universités, des collèges et des laboratoires publics, continuent de restreindre notre potentiel sur le plan des affaires.

Les forces du Canada

La capacité du Canada en matière de recherche d'intérêt public est élevée.

  • Le Canada arrive au premier rang des pays du G7 en ce qui a trait à la recherche dans le domaine de l'enseignement supérieur en proportion du PIB (DIRDES).
  • Le Canada jouit d'une solide réputation à l'échelle internationale et attire de nouveaux talents.

La réserve de talents du Canada se maintient.

  • Nos jeunes continuent de l'emporter sur ceux de la plupart des autres pays en lecture, en mathématiques et en sciences.
  • En comparaison des autres économies avancées, le taux d'obtention de diplômes en science au niveau de la maîtrise et particulièrement du doctorat a augmenté considérablement.
  • Les universités canadiennes font bonne figure dans les palmarès mondiaux des meilleures universités.

Les défis du Canada

Le Canada doit améliorer ses investissements en innovation.

  • La dépense intérieure brute de R–D (DIRD) en pourcentage du PIB accuse un retard par rapport aux autres pays du G7 et aux autres grands pays innovateurs. Elle a diminué depuis la période 2006–2008.
  • L'intensité des DIRDE de huit des seize secteurs de l'industrie canadienne est inférieure à celle de la moyenne des pays de l'OCDE.
  • Entre 2000 et 2007, le taux d'investissement en machines et matériel équivalait à moins de 75 % du taux des États–Unis, et le taux d'investissement dans les technologies de l'information et des communications (TIC) équivalait à moins de la moitié du taux des États–Unis.
  • Bien que le Canada soit un chef de file mondial en ce qui concerne l'appui indirect à la R–D dans l'industrie (au moyen de crédits d'impôt), il fait piètre figure en matière d'appui direct à la R–D dans les entreprises.

Le Canada doit accroître le transfert des connaissances.

  • Les dépenses d'entreprises en R–D réalisées par les universités ont augmenté considérablement, mais les indicateurs de transfert des connaissances, tels que la recherche sous contrat, les demandes de licences et les entreprises dérivées, pourraient être mieux mesurés afin d'évaluer la performance future.
  • Il faut augmenter les investissements de capital-risque pour appuyer les petites entreprises; en 2009, ces investissements ont été à leur plus bas depuis 1996. Le Canada se classe au 7e rang des pays de l'OCDE et affiche un taux de rendement inférieur à celui des États-Unis.
  • Le Canada doit évaluer la collaboration entre les secteurs privé et public.
  • Accroître les collaborations en recherche entre les secteurs public et privé aidera à faire en sorte que l'excellente recherche publique menée au Canada produise des bénéfices pour les Canadiens.