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L'état des lieux en 2012

Chapitre 1 : Introduction — Survol du rendement du Canada


Au 21e siècle, l’excellence en sciences, en technologie et en innovation (STI) est le moteur du succès. Cette excellence est atteinte en repoussant les frontières du savoir et en appliquant les découvertes à la création de produits et de processus nouveaux ou améliorés. Les STI appuient et sous-tendent presque chaque aspect de la vie moderne. Les économies les plus concurrentielles reposent sur la reconnaissance du fait que les STI favorisent la croissance, la prospérité et une qualité de vie élevée.

Les Canadiens comprennent que pour créer des emplois et stimuler la croissance dans un monde compétitif, et relever les défis qui se posent au 21e siècle, les STI doivent faire partie intégrante du programme national. La réussite repose sur les éléments suivants : un secteur privé dont la stratégie concurrentielle est de favoriser l’innovation; des établissements d’enseignement et de recherche qui attirent des talents de calibre mondial et qui favorisent leur développement; des chercheurs qui  font reculer les frontières du savoir; ainsi que des administrations qui offrent un environnement et du soutien favorisant les découvertes et la commercialisation.


 

Les sciences, la technologie et l’innovation favorisent la croissance, la prospérité et une qualité de vie élevée.

Malgré certains défis persistants, comme l’endettement croissant des ménages et le lent redressement de l’emploi, le Canada a su affronter la tempête économique mieux que la plupart des autres pays. Face à un context mondial exigeant, le Canada a maintenu une modeste croissance économique, une situation budgétaire relativement saine et un système financier qui sert de modèle au reste du monde. L’Organisation de cooperation et de développement économiques (OCDE) souligne, dans son édition de juin 2012 des Études économiques de l’OCDE : Canada, que « [l]e Canada a bien résisté à la crise économique mondiale, principalement en raison de la croissance soutenue des dépenses intérieures, et l’économie continue de croître malgré un contexte international qui demeure agité » 1. De plus, le Forum économique mondial indique, dans son rapport intitulé Global Competitiveness Report 2012–2013, que le Canada « se situe parmi les économies mondiales les plus prospères », et il met en évidence les forces du pays, comme les marchés très efficaces des marchandises, du travail et des capitaux (en particulier la stabilité des banques canadiennes), le capital humain de haute qualité, d’excellentes infrastructures ainsi que des institutions fortes, efficaces et transparentes2.

La situation économique relativement solide du Canada offre une occasion que le pays doit saisir, soit celle de prendre une longueur d’avance sur ses concurrents en exploitant ses forces et en surmontant ses faiblesses dans le domaine des STI. En réalisant tout leur potentiel, les Canadiens récolteront de plus grands bénéfices économiques et sociaux et participeront de façon plus significative à la solution des grands défis internationaux.Pour réaliser ce potentiel, non seulement le Canada doit investir davantage, mais il doit le faire de façon plus stratégique et cohérente, en s’appuyant sur ses forces actuelles et en tirant profit des occasions émergentes.

Rôle du présent rapport

Le gouvernement du Canada a demandé au Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation (CSTI) de produire un rapport bisannuel évaluant le rendement du pays en STI et établissant, lorsque des données le permettent, des comparaisons avec d’autres économies avancées et émergentes. Ainsi, nous pouvons mesurer les forces et les faiblesses du Canada en STI selon des normes d’excellence internationales.

Notre premier rapport, L’état des lieux en 2008, a fourni la base permettant de mesurer le rendement du Canada en matière des STI. L’état des lieux en 2010 s’est appuyé sur ce rapport en suivant le rendement du Canada pendant la période intercalaire de deux ans. Aujourd’hui, encore deux ans plus tard, L’état des lieux en 2012 repère des tendances pour déterminer les secteurs où le Canada réalise des progrès et définir ceux où il doit consacrer davantage d’efforts afin d’améliorer son rendement. La compréhension de ces éléments contribue à la progression du dialogue national sur les sciences, la technologie et l’innovation, à la définition de pistes d’action et à la volonté de travailler ensemble vers des objectifs communs.

Le CSTI, qui reconnaît l’importance cruciale des sciences, de la technologie et de l’innovation de calibre mondial pour le succès du Canada, croit que ce dernier doit s’efforcer non seulement d’atteindre l’excellence, mais aussi de devenir un chef de file mondial. Dans L’état des lieux en 2012, nous déterminons donc pour chaque indicateur permettant des comparaisons à l’échelle internationale quels sont les cinq pays les mieux classés. Nous établissons en même temps le seuil que doit atteindre le Canada pour se classer à leur niveau et devenir ainsi un chef de file mondial dans chacun de ces domaines.

Ce que nous mesurons

Comme l’ont fait les précédents rapports L’état des lieux, celui de 2012 examine en profondeur le rendement du Canada par rapport à trois grands piliers de l’écosystème des STI : l’innovation des entreprises, le développement et le transfert des connaissances, ainsi que le développement et le déploiement des talents.

Le chapitre 4 examine le rendement du Canada par rapport aux facteurs d’innovation des entreprises, y compris l’investissement en recherche-développement (R-D); en machines et matériel, surtout en technologies de l’information et des communications (TIC) améliorant la productivité; et en biens incorporels. Ce chapitre tient compte également du rendement récent des entreprises dans l’attraction de capitaux de risque et dans la diffusion de nouvelles idées et technologies par l’entremise des réseaux mondiaux. Lorsque des données sont disponibles, nous continuons nos efforts entamés dans L’État des lieux en 2010 pour affiner l’analyse, en examinant le rendement par secteur industriel.

Le chapitre 5 aborde le développement et le transfert des connaissances, en se servant d’indicateurs bibliométriques et de systèmes de classement mondial des universités pour refléter le rendement du Canada dans la production et le raffinement des connaissances scientifiques. Nous examinons ensuite les indicateurs liés à la collaboration, à la recherche sous contrat, à l’octroi de licences et aux entreprises dérivées, afin d’évaluer le rendement du Canada dans la transformation des connaissances en applications pratiques.

Le chapitre 6 contient de l’information sur le développement et le déploiement des talents. On y aborde en premier lieu le rendement du Canada en enseignement secondaire, collégial et universitaire (y compris les études de troisième cycle), comme fondement de l’acquisition des compétences nécessaires à la découverte et à l’innovation scientifiques. De plus, nous examinons le rendement du système d’éducation dans la préparation de jeunes talents afin qu’ils contribuent pleinement à une économie innovatrice, productive et concurrentielle, entre autres par l’apprentissage intégré au travail et les études commerciales. Compte tenu de l’internationalisation accrue des STI et de la mobilité croissante des talents, nous examinons aussi l’expérience du Canada lorsqu’il s’agit d’attirer des étudiants étrangers et des immigrants hautement qualifiés. Nous examinons ensuite le rendement du Canada dans le déploiement des talents au pays afin d’en tirer tous les avantages. Sur ce plan, nous tenons particulièrement compte du rendement du pays dans l’intégration des ressources humaines en sciences et technologie sur le marché du travail, et en particulier l’intégration des chercheurs.


Méthodologie

Les indicateurs utilisés dans ce rapport sont basés sur les statistiques les plus facilement disponibles et accessibles au public portant sur les activités en sciences, en technologie et en innovation (STI). Elles proviennent d’un certain nombre de sources statistiques officielles, notamment de Statistique Canada et de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Lorsque les données de ces sources officielles n’étaient pas disponibles, nous nous sommes tournés vers celles du secteur privé et sans but lucratif. Comme on doit généralement attendre deux ans avant d’obtenir les données de sources officielles, la plupart des données contenues dans le présent rapport datent de 2009 et de 2010.

Les méthodes appuyant la collecte de statistiques officielles sont basées sur des conventions statistiques acceptées à l’échelle internationale, comme décrites par Statistique Canada, qui, à leur tour, s’appuient sur le plus récent Manuel de Frascati : Méthode type proposée pour les enquêtes sur la recherche et le développement expérimental (2002) et sur la troisième édition du Manuel d’Oslo : Principes directeurs pour le recueil et l’interprétation des données sur l’innovation (2005).

Conformément aux conventions statistiques, les données figurant dans les éditions de 2008 et de 2010 de L’état des lieux ont été mises à jour si des données définitives ont été diffusées pour remplacer les estimations initiales.

Un certain nombre d’indicateurs utilisés dans le présent rapport (comme les dépenses en recherche-développement des entreprises ou DIRDE) sont exprimés en pourcentage de la taille de l’économie de chaque pays, c’est-à-dire de son produit intérieur brut (PIB). Cette façon de faire est conforme à une convention internationale communément acceptée et utilisée et permet la comparaison des indicateurs en STI entre les pays de taille économique différente. Comme c’est le cas pour plusieurs mesures, on doit se montrer prudent dans leur interprétation, car des modifications de l’indicateur en question (c’est-à-dire les DIRDE) ou de la taille relative de chaque économie (c’est-à-dire le PIB) du groupe de comparaison peuvent influer sur de tels ratios. Toutes choses égales par ailleurs, ces considérations n’affectent cependant pas le classement international du Canada selon les indicateurs cités ici.

Pour les comparaisons internationales, lorsque les données sur un pays n’étaient pas disponibles pour l’année indiquée dans la figure, nous avons utilisé les données les plus récentes disponibles pour ce pays plutôt que de ne pas l’inclure dans la comparaison.

Toutes les données sont en dollars courants, sauf indication contraire. Toutes les données sont en dollars canadiens, sauf indication contraire.

Comme préface à l’analyse en profondeur du rendement du Canada par rapport aux trois principaux piliers, le chapitre 2 examine l’importance des STI pour le bien-être économique et social du Canada; les principaux intervenants de l’écosystème des STI au pays; et les grandes tendances qui caractérisent les STI dans le monde moderne. Cette partie sert de base à la discussion subséquente sur le rendement du Canada. Le chapitre 3 examine le financement de la R-D par le Canada dans un contexte mondial. Une attention particulière est portée au soutien fourni par le gouvernement, autant au niveau fédéral que (ce qui constitue une nouveauté dans L’état des lieux en 2012) provincial. L’ajout de données provinciales aide à dresser un portrait plus intégré des ressources de R-D à l’échelle du Canada.

Le rapport sur le rendement

Les constatations de L’état des lieux en 2012 à l’égard des trois grands piliers renforcent ce que nous avions appris dans L’état des lieux en 2010. Selon ces constatations, bien que le Canada puisse largement se réjouir de sa base de connaissances et de talents, il lui reste beaucoup de travail à faire avant de faire partie de l’élite et de réaliser tout son potentiel en STI.

Le Canada continue de tirer profit d’une assise solide bâtie sur le double avantage des connaissances et des talents. Les investissements importants du Canada dans la recherche menée par le secteur de l’enseignement supérieur ont généré d’importantes retombées, alors que la production et le raffinement des connaissances scientifiques (indicateurs bibliométriques) continuent d’être caractérisés par un dynamisme et une qualité supérieure. En 2010, comme en 2008, le Canada (qui représente 0,5 % de la population mondiale) a publié 4,4 % de toutes les publications mondiales en sciences naturelles et en génie, un résultat impressionnant.

Sur le plan du talent, comme indiqué dans L’état des lieux en 2010, la moitié de la population adulte canadienne a reçu un enseignement postsecondaire. Il s’agit d’un des niveaux les plus élevés au monde. De 2006 à 2010, le nombre de diplômes de premier cycle décernés en sciences et en génie a augmenté de façon impressionnante, soit de 31,8 % et de 7,3 % respectivement. Au niveau du doctorat, le Canada continue de produire moins de diplômés en recherche avancée (en pourcentage de la population) que plusieurs des pays de comparaison de l’OCDE; cependant, le taux de croissance des doctorats décernés en sciences et en génie est encourageant, surpassant celui de bon nombre d’économies.

Le Canada ne doit cependant pas être trop confiant, même dans les domaines où il réussit relativement bien. D’autres pays, surtout les économies émergentes, font d’importants investissements dans leurs systèmes d’éducation et de recherche. Certains de ces investissements commencent à porter leurs fruits en ce qui a trait à l’amélioration du rendement, surtout dans la quantité de résultats de recherche. L’amélioration des autres pays a une incidence sur la position relative du Canada quant à plusieurs indicateurs de développement des connaissances et des talents, et il risque de voir son avantage concurrentiel diminuer dans ces domaines. Le maintien et l’expansion de son avantage concurrentiel en développement des connaissances et des talents sont essentiels pour garantir une fondation solide en sciences, technologie et innovation.

Le Canada continue de faire face à des difficultés dans le transfert des connaissances – le passage efficace du savoir acquis dans les établissements d’enseignement supérieur vers les entreprises du secteur privé qui ont la capacité de transformer ce savoir en produits commercialisables ou de l’appliquer à des problèmes sociaux, environnementaux ou liés à la santé. Selon ce que nous avons observé, une grande partie du transfert des connaissances s’appuie sur les gens, c’est-à-dire sur leur mobilité et sur leurs interactions. Cependant, en ce qui a trait aux mesures traditionnelles, soit l’octroi de licences et la création d’entreprises dérivées, le rendement du Canada est généralement décevant, surtout si on le compare à celui des États-Unis.

De la même façon, le Canada continue à éprouver des difficultés à déployer ses talents pour en tirer un maximum d’avantages et ainsi favoriser les découvertes et la commercialisation. Sur ce plan, le rendement du Canada continue de décevoir selon les deux indicateurs les plus révélateurs de la capacité d’un pays à déployer son talent afin d’en tirer un maximum de profit : la part de ressources humaines en sciences et technologie, et la proportion de chercheurs engagés par les secteurs privé et public.

Comme conclu dans L’état des lieux en 2010, le rendement du Canada en innovation des entreprises est ce qu’il y a de plus inquiétant. Bien que nous sachions que des activités innovatrices sont menées sans qu’elles soient intégrées aux données officielles, il reste évident que les entreprises canadiennes n’exploitent pas suffisamment l’innovation pour en tirer des gains concurrentiels. Dans les classements internationaux ayant trait à l’innovation des entreprises, le Canada demeure en milieu de peloton selon la plupart des mesures et a même, dans certains cas, reculé. Le faible niveau d’intensité en R-D des entreprises au Canada et la disponibilité limitée des capitaux de risque sont particulièrement inquiétants, tout comme l’écart important avec les États-Unis en ce qui a trait aux investissements par le secteur privé dans les TIC, qui améliorent la productivité.

Ce rendement mitigé s’explique par le problème du financement. En effet, la valeur en dollars du financement de la R-D au Canada est en baisse depuis son sommet de 2008, et le financement total en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) ne cesse de diminuer depuis 2001. Cette situation offre un contraste flagrant avec la plupart des autres pays, dont les dépenses intérieures brutes en R-D (DIRD) et les ratios DIRD-PIB sont en hausse. Les plus récentes baisses enregistrées dans le financement global en R-D au Canada sont principalement attribuables au faible financement provenant du secteur privé.

Ces constatations, ainsi que d’autres, sont examinées plus en profondeur dans les chapitres suivants. Les principaux éléments de la situation concernant le rendement sont soulignés dans le tableau ci-après, qui offre des comparaisons sommaires du rendement du Canada par rapport aux 20 indicateurs de base, depuis l’établissement des mesures de référence dans L’état des lieux en 2008. Ces 20 indicateurs de base ont été définis par le CSTI dans L’état des lieux en 2010, et doivent être utilisés de façon continue pour améliorer l’évaluation, surtout par rapport aux pays de comparaison, des points clés en sciences, en technologie et en innovation.

Le Canada possède des bases solides sur lesquelles bâtir, mais il doit faire mieux. Tous les intervenants de son écosystème des STI ont un rôle à jouer dans l’amélioration du rendement visant à classer le Canada au rang des économies mondiales dominantes en innovation, ce qui permettra aux Canadiens de jouir des bénéfices économiques et sociaux associés à la réalisation du plein potentiel que possèdent les STI. Chaque intervenant doit assumer cette responsabilité en concentrant ses ressources et ses efforts, en cherchant à tirer des leçons des leaders mondiaux, en améliorant sa capacité à tirer profit des occasions et en favorisant la collaboration, pour permettre au Canada de faire partie de l’élite.

L’état des lieux : Résumé et comparaison des indicateurs de base
Indicateurs L’état des lieux en 2008 L’état des lieux en 2010 L’état des lieux en 2012 Changement
2010 à 2012
Changement
2008 à 2012
Ressources pour la recherche-développement (R-D) et l’innovation
Dépenses intérieures brutes en R-D (DIRD), en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) 2,00% (2006) 1,92 % (2008) 1,74 % (2011) Baisse Baisse
Classement 16e sur 41
économies disponibles (2006)
17e sur 41 économies disponibles (2008) 23e sur 41
économies disponibles (2011)
Baisse Baisse
DIRD par bailleur de fonds, en millions de $CAN Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada 2006 2009 2012
• Entreprises 14 874 14 148 14 067 Baisse Baisse
• Établissements d’enseignement supérieur 4 574 4 824 5 404 Hausse Hausse
• Gouvernement fédéral 5 226 5 959 5 838 Baisse Hausse
• Gouvernements provinciaux 1 467 1 661 1 681 Hausse Hausse
• Secteur étranger 2 252 2 120 1 960 Baisse Baisse
• Organisations sans but lucratif 827 944 1 077 Hausse Hausse
DIRD par secteur d’exécution, en millions de $CAN Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada 2006 2009 2012
• Entreprises 16 474 15 569 15 493 Baisse Baisse
• Établissements d’enseignement supérieur 9 625 10 818 11 528 Hausse Hausse
• Gouvernement fédéral 2 496 2 762 2 475 Baisse Baisse
• Gouvernements provinciaux 310 352 348 Baisse Hausse
R-D financée par les entreprises, par secteur, en millions de $CAN Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada 2006 2009 2012
• Entreprises 13 947 13 113 13 107 Baisse Baisse
• Établissements d’enseignement supérieur 808 896 863 Baisse Hausse
R-D financée par les entreprises, par secteur, en millions de $CAN Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada 2006 2009 2012
• Entreprises 260 313 406 Hausse Hausse
• Gouvernement fédéral 2 434 2 684 2 400 Baisse Baisse
• Établissements d’enseignement supérieur 2 488 2 932 3 002 Hausse Hausse
Soutien direct du gouvernement fédéral à la R-D des entreprises, en pourcentage du PIB 0,02 % (2005) 0,02 % (2008) 0,03 % (2010) Hausse Baisse
Soutien indirect du gouvernement fédéral à la R-D des entreprises, en pourcentage du PIB 0,21 % (2005) 0,22 % (2008) 0,21 % (2010) Baisse
R-D gouvernementale intra-muros,
en pourcentage du PIB
0,19 % (2006) 0,19 % (2008) 0,18 % (2011) Baisse Baisse
R-D des entreprises et innovation
Dépenses des entreprises en R-D (DIRDE), en pourcentage du PIB 1,14 % (2006) 1,04 % (2008) 0,89 % (2011) Baisse Baisse
Classement 18e sur 41 économies disponibles (2006) 21e sur 41 économies disponibles (2008) 25e sur 41 économies disponibles (2011) Baisse Baisse
Dépenses des entreprises en machines et matériel, en pourcentage du PIB Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada 6,6 % (2004) 6,6 % (2007) 5,7 % (2011) Baisse Baisse
Intensité des investissements des entreprises dans les
technologies de l’information et des communications (TIC) (investissements dans les TIC, en pourcentage de la formation brute de capital fixe non résidentiel)
n.d. n.d. 17 % (2009) n.d. n.d.
Classement n.d. n.d. 9e sur 20
économies disponibles (2009)
n.d. n.d.
Intensité des services des technologies de l’information (dans certaines industries) n.d. 2,3 % pour l’extraction minière et l’exploitation en carrière; 7,9 % pour les finances et l’assurance (année des données : milieu des années 2000) n.d. n.d. n.d.
Classement n.d. 3e sur 27 pour l’extraction minière
et l’exploitation en carrière; 7e sur
27 pour les finances et l’assurance (année des données : milieu des années 2000)
n.d. n.d. n.d.
Investissement de capital de risque, en pourcentage du PIB Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada 0,13 % (2007) 0,09 % (2008) 0,09 % (2011) Baisse
Commerce en services à forte intensité technologique – Recettes en pourcentage du total des recettes des services commerciaux Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada n.d. 42,1 % (2009) 38,8 % (2011) Baisse n.d.
Commerce en services à forte intensité technologique –
Paiements en pourcentage du total des paiements des services commerciaux Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada
n.d. 39,4 % (2009) 39,1 % (2011) Baisse n.d.
Nombre de marques de commerce étrangères n.d. 28,6 (moyenne 2005 à 2007) n.d. n.d. n.d.
Classement n.d. 19e sur 38
économies disponibles
(moyenne 2005 à 2007)
n.d. n.d. n.d.
Demandes de marque de commerce directes
par un résident
17 719 (2004) 21 101 (2007) 20 449 (2010) Baisse Hausse
Classement 20e sur 212 économies disponibles (2004) 17e sur 212 économies disponibles (2007) 17e sur 212 économies disponibles (2010) Hausse
Développement et transfert des connaissances
Dépenses intérieures brutes en R-D dans le domaine de l’enseignement supérieur (DIRDES), en pourcentage du PIB 0,66 % (2006) 0,68 % (2008) 0,66 % (2011) Baisse
Classement 3e sur 41 économies disponibles (2006) 4e sur 41 économies disponibles (2008) 9e sur 41 économies disponibles (2011) Baisse Baisse
Classement en matière de collaboration universités-entreprises pour la R-D 14e sur 134
économies (2008)
7e sur 139
économies (2010)
15e sur 144
économies (2012)
Baisse Baisse
Nombre total de nouvelles licences attribuées aux universités et aux hôpitaux d’enseignement affiliés Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada n.d. 524 nouvelles licences
(2008)
537 nouvelles licences
(2009)
Hausse n.d.
Développement et déploiement des talents
Programme international pour le suivi des acquis
des élèves (PISA) : score et classement en sciences, en mathématiques et en compréhension de l’écrit
2006 2009
• Sciences 534, 3e sur 57 économies disponibles 529, 8e sur 74 économies disponibles n.d. n.d. n.d.
• Mathématiques 527, 7e sur 57 économies disponibles 527, 10e sur 74 économies disponibles n.d. n.d. n.d.
• Compréhension de l’écrit 527, 4e sur 57 économies disponibles 524, 6e sur 74 économies disponibles n.d. n.d. n.d.
Pourcentage de la population âgée de 25 à 64 ans ayant une éducation supérieure 47 % (2006) 49 % (2008) 51 % (2010) Hausse Hausse
Classement 1er (parmi les pays membres de l’OCDE) 1er (parmi les pays membres de l’OCDE) 1er (parmi les pays membres de l’OCDE)
Augmentation du nombre total de diplômes
délivrés en sciences, en ingénierie et dans tous les champs d’études supérieures
2005 à 2008 2006 à 2010
• Sciences n.d. 28,00 % 31,80 % n.d. n.d.
• Ingénierie n.d. 9,10 % 7,30 % n.d. n.d.
• Tous les champs d’études n.d. 13 % 5,40 % n.d. n.d.
Nombre total de doctorats délivrés 2008 2010
• Sciences n.d. 1 704 1 928 Hausse n.d.
• Ingénierie n.d. 891 1 036 Hausse n.d.
• Tous les champs d’études n.d. 4 827 5 416 Hausse n.d.
Nombre de chercheurs par millier d’emplois 2005 2008
• Tous les secteurs n.d. 8.2 8.5 Hausse n.d.
Classement n.d. 13e sur 35 économies disponibles (2007) 12e sur 37 économies disponibles (2009) Hausse n.d.
• Secteur des entreprises n.d. Hausse 5,2 Hausse n.d.
Classement n.d. 8e sur 35 économies disponibles (2007) 9e sur 37 économies disponibles (2009) Baisse n.d.
• Gouvernement, enseignement supérieur
et secteur sans but lucratif
n.d. 3,2 3,3 Hausse n.d.
Classement n.d. 19e sur 35 économies disponibles (2007) 18e sur 37 économies disponibles (2009) Hausse n.d.

Pour les classements, le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation a utilisé toutes les économies dont les données étaient disponibles.

La plupart des statistiques de l’OCDE font état des pays membres de l’OCDE et d’autres économies importantes mesurées par l’OCDE.

Le secteur d’exécution fait référence au secteur chargé des activités de R-D, tandis que le secteur de financement fait référence au secteur qui paie pour les activités de R-D.

Par exemple, le secteur des entreprises finance un nombre important d’activités au sein du secteur de l’enseignement supérieur.

Il ne s’agit pas toujours des données et des classements originaux de L’état des lieux en 2008 et de L’état des lieux en 2010.

Si les données ont été révisées depuis la publication de ces rapports, les données révisées ont été utilisées.

n.d. signifie « non disponible ».

Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada Fait référence aux données seulement disponibles pour le Canada; toutes les autres données sont internationales.


1Comité d’examen des situations économiques et des problèmes de développement de l’OCDE, Études économiques de l’OCDE : Canada, Paris, juin 2012, p. 2.

2Forum économique mondial, Global Competitiveness Report 2012–2013, Genève, 2012.