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L'état des lieux en 2012

Chapitre 6 : Développement et déploiement des talents


Fondamentalement, les sciences, la technologie et l'innovation (STI) sont des activités humaines. Les êtres humains créent les connaissances et les transforment en biens et services dont les Canadiens et les autres citoyens dans le monde actuel ont besoin et qu'ils désirent. Le talent est devenu le principal facteur concurrentiel qui fait la différence dans l'économie mondiale; le fait d'avoir les bonnes personnes au bon endroit et au bon moment est la clé du succès.

La population très instruite du Canada continue d'être un atout puisque l'éducation fournit une base essentielle aux STI et, par conséquent, à la productivité et à la croissance économique. Le Canada a de quoi être fier de son système d'éducation. En effet, d'après le Forum économique mondial et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada a réussi à développer des talents de grande qualité par rapport à d'autres économies avancées137. Selon L'état des lieux en 2008 et L'état des lieux en 2010, les élèves canadiens de 15 ans continuent de bien se classer à l'échelle mondiale, parmi les pays de l'OCDE, en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en résolution de problèmes, ainsi qu'en sciences. Environ la moitié de la population canadienne adulte détient un diplôme d'enseignement collégial ou universitaire. Il s'agit de l'un des meilleurs taux à l'échelle mondiale. Le Canada maintient également une croissance impressionnante du nombre de doctorats en sciences et en ingénierie (bien qu'il produise encore toujours moins de titulaires de doctorat que beaucoup d'autres pays importants).


 

La population très instruite du Canada continue d'être un atout.

Même avec de telles forces, le Canada ne peut se permettre de se reposer sur ses lauriers. D'autres économies (surtout les économies émergentes) effectuent d'importants investissements dans leur système d'éducation, et par conséquent la quantité et la qualité de leurs talents augmentent. L'amélioration des autres pays a une incidence sur la position relative du Canada quant à plusieurs indicateurs de développement des talents, et il risque de voir son avantage concurrentiel diminuer dans ce domaine. Une stratégie coordonnée visant à maintenir et à exploiter cet avantage concurrentiel est essentielle au succès du Canada au 21e siècle.

Le Canada pourrait aussi en faire davantage afin de s'assurer que son talent est prêt à contribuer pleinement à une économie innovatrice, productive et concurrentielle. Cela pourrait se faire par une meilleure alliance des STI et des connaissances des entreprises, ainsi que par le développement de talents ayant un large éventail de compétences et d'habiletés intellectuelles. Il faudrait pour cela renforcer les possibilités d'apprentissage intégré au travail pour les élèves, améliorer les liens entre les entreprises et les programmes de STI, et favoriser les possibilités d'apprentissage à l'échelle internationale permettant aux élèves d'élargir leur expérience.

Mais pour être concurrentiel, le Canada doit avant tout mieux utiliser son talent en STI, soit positionner stratégiquement des personnes pour créer de nouvelles connaissances et transformer ces connaissances en produits et processus innovateurs. Sur ce plan, le rendement du Canada dans l'intégration des ressources humaines en sciences et en technologie au marché du travail, notamment des chercheurs, continue d'être décevant.

DÉVELOPPEMENT DES TALENTS

Le développement de talents de calibre mondial est la clé du succès actuel et futur du Canada. Favoriser les connaissances et les compétences des personnes à toutes les étapes de leur vie leur permet de contribuer à la société et à l'économie; il s'agit des fondements du progrès et de la compétitivité du pays dans tous les domaines. Investir dans l'éducation, la formation et le mentorat continus et de grande qualité des talents canadiens doit être une priorité.

Préparer nos jeunes talents

L'enseignement secondaire prépare les jeunes talents aux études universitaires ou collégiales, et il constitue une étape importante vers la réussite au travail.

Effectifs étudiants au secondaire

Le Canada continue d'avoir des taux de scolarisation relativement élevés (proportionnellement à sa population) pour les jeunes de 15 à 19 ans au 2e cycle du secondaire. Depuis 1995, le taux est demeuré constant, à environ 80 %. Plus précisément, 81 % des jeunes de 15 à 19 ans au Canada étaient inscrits au 2e cycle du secondaire en 2009. Parallèlement, le rendement d'autres pays s'est également amélioré. Dans les pays de l'OCDE, les taux de scolarisation des 15 à 19 ans ont augmenté de 10,4 points de pourcentage en moyenne de 1995 à 2010, avec un taux moyen atteignant 83 % en 2010138.

Le pourcentage des 20 à 24 ans qui n'étaient pas inscrits à l'école et qui n'avaient pas obtenu leur diplôme d'études secondaires (qui n'étaient ni aux études, ni au travail, ni en formation, c'est-à-dire les décrocheurs) a diminué régulièrement de 1990-1991 (16,6 %) à 2011-2012 (7,8 %)139. De plus, les taux de décrochage ont diminué pour les hommes et les femmes, passant de 19,2 % pour les hommes et de 14,0 % pour les femmes en 1990-1991 à 9,7 % et à 5,9 % respectivement en 2011-2012. Comme dans de nombreux pays, les taux de décrochage sont généralement plus faibles chez les femmes que chez les hommes. De 1990-1991 à 2011-2012, l'écart moyen était de 4,2 points de pourcentage.

Performance des étudiants du secondaire

L'état des lieux en 2010 faisait remarquer que les jeunes Canadiens de 15 ans continuaient d'obtenir de bons résultats selon le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l'OCDE, et ce, en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en résolution de problèmes, ainsi qu'en sciences. Bien que les scores du Canada soient restés stables de 2000 à 2009 et que le pays se classe encore parmi les meilleurs de l'OCDE dans chacune de ces catégories140, son classement relatif a baissé dans les trois domaines. En 2009, le Canada se classait 6e en compréhension de l'écrit (4e en 2006), 10e en mathématiques (7e en 2006) et 8e en sciences (3e en 2006). Cette baisse est probablement attribuable à l'amélioration des scores des pays qui investissent davantage dans leur système d'éducation ainsi qu'aux nouveaux membres dans le classement PISA, soit Shanghai (Chine) et Singapour, qui ont obtenu un très bon classement.

Au Canada, on observe une importante variation de la performance selon le sexe chez les élèves du secondaire (selon les données du PISA de 2009), les filles ayant obtenu de meilleurs résultats que les garçons en compréhension de l'écrit, et les garçons ayant obtenu de meilleurs résultats en mathématiques et en sciences141. En compréhension de l'écrit, les filles ont surclassé les garçons de 34 points, en moyenne (ou plus d'un demi-niveau de compétence et l'équivalent d'environ une année d'études). Le niveau de compétence des élèves en compréhension de l'écrit est lié à la poursuite des études142, ce qui pourrait expliquer le fait que les taux d'abandon de l'école secondaire sont plus bas chez les filles que chez les garçons. En mathématiques, l'écart entre les sexes au Canada équivalait à la différence moyenne au sein des pays de l'OCDE, les garçons ayant obtenu 12 points de plus que les filles. Cet écart était plus petit que celui enregistré aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais plus grand que celui de la plupart des économies où les élèves de 15 ans ont obtenu de meilleurs résultats en mathématiques que les élèves canadiens143. En sciences, l'écart entre les sexes est moins important. Dans la plupart des économies, les différences entre les scores moyens des garçons et des filles n'étaient pas statistiquement significatives. Au Canada, les garçons ont surclassé les filles de cinq points, une différence moins importante que celle enregistrée aux États-Unis et au Royaume-Uni, mais plus grande que celle de la plupart des économies où les élèves de 15 ans ont obtenu de meilleurs résultats que les élèves canadiens en sciences144. Ces constatations donnent à penser que le Canada pourrait améliorer sa performance aux épreuves du PISA en réduisant l'écart entre les garçons et les filles en matière d'éducation.

Participation des étudiants du secondaire aux sciences et à la technologie

Les écarts entre les sexes se transposent également dans les choix de carrière des étudiants du secondaire. Au Canada, 42 % des élèves de 15 ans ont affirmé vouloir exercer une profession en sciences à l'âge de 30 ans145. Il s'agit d'un taux semblable à celui des États-Unis (45 %) et plus élevé que la moyenne de l'OCDE (33 %). Parmi ces élèves de 15 ans au Canada, soulignons que seulement 3,2 % des filles envisagent d'exercer une profession en rapport avec l'ingénierie, l'architecture ou l'informatique, comparativement à 18,8 % des garçons. Ces résultats sont semblables à ceux de l'OCDE, où 4,6 % des filles envisagent d'exercer une profession en rapport avec l'ingénierie, l'architecture ou l'informatique, comparativement à 18,2 % des garçons. Toutefois, le paysage change lorsqu'il est question d'envisager une carrière dans le secteur de la santé. Dans tous les pays de l'OCDE, les filles sont plus nombreuses que les garçons à vouloir travailler dans le secteur de la santé. Cette tendance reste manifeste, même après suppression de la profession d'infirmière et de sage-femme de la liste des professions en rapport avec la santé. Au Canada, 30,1 % des filles âgées de 15 ans qui envisagent d'exercer une profession en sciences à l'âge de 30 ans ont affirmé vouloir travailler dans le domaine de la santé (comparativement à 11,8 % des garçons).

Nous vivons dans un monde numérique, où les technologies de l'information font partie intégrante de notre quotidien et sont incorporées dans bon nombre des produits que nous développons et utilisons au travail et dans nos loisirs. L'accès, les compétences et l'utilisation sont trois indicateurs communs utilisés pour mesurer et comparer les technologies de l'information et des communications (TIC) d'un pays à l'autre. Comme l'accès et les compétences sont des conditions préalables à l'utilisation des TIC, il est utile de tenir compte de l'utilisation des TIC dans le domaine de l'éducation. Selon l'indice d'utilisation de l'ordinateur par les élèves de 2009146 , conçu pour résumer la fréquence à laquelle les élèves s'adonnent, à l'école, à divers types d'activités liées aux TIC147, les élèves canadiens utilisent plus souvent un ordinateur à l'école que l'élève moyen de l'OCDE, mais moins souvent que les élèves du Danemark, de la Norvège, de l'Australie et de la Suède. Pour ce qui est de l'enseignement de la culture numérique, le Canada pourrait tirer des leçons d'autres pays, comme l'Uruguay et la Corée du Sud, qui ouvrent la voie à l'utilisation généralisée des technologies numériques en les intégrant à leur système d'éducation148. En ce qui a trait à la population générale, selon l'Union internationale des télécommunications149, en 2011 le Canada se classait 23e dans le domaine de l'accès aux TIC parmi 155 économies (il était 22e en 2010), 20e dans  les compétences relatives aux TIC et 19e pour l'utilisation des TIC (même classement qu'en 2010 dans les deux cas). Ces classements montrent une tendance inverse à celle des classements en ascension rapide des économies émergentes, comme le Brésil, l'Estonie et le Vietnam.


 

La proportion de la population du Canada ayant atteint un niveau d'études collégiales ou universitaires continue d'être la plus élevée parmi les pays de l'OCDE.

Production de compétences avancées : études collégiales et universitaires

L'atteinte d'un niveau d'études collégiales ou universitaires est un indicateur important de la production d'un pays en matière de compétences avancées qui contribuent aux sciences, à la technologie et à l'innovation. Selon les données de 2010, la proportion de la population du Canada (de 25 à 64 ans) ayant atteint un niveau d'études collégiales ou universitaires, soit 51 %, continuait d'être la plus élevée parmi les pays de l'OCDE pour lesquels des données étaient disponibles (figure 6-1). Israël occupait le deuxième rang, suivi du Japon, des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande. Ce taux était encore plus élevé (56 %) pour la cohorte de 25 à 34 ans, seuls le Japon et la Corée affichant un taux supérieur à cet égard. Dans la population canadienne âgée de 25 à 64 ans ayant atteint un niveau d'études collégiales ou universitaires, les femmes enregistraient un taux plus élevé (55 %) que les hommes (45 %).


Place à une nouvelle génération de batteries

Les recherches de Linda Nazar sur les batteries au lithium ont été décrites par ses pairs comme étant « révolutionnaires » et « porteuses de grands changements ». Les travaux de Mme Nazar, qui portent sur le potentiel d'utilisation de la nanotechnologie dans la fabrication des batteries au lithium-soufre et au lithium-oxygène, ouvrent la voie à une nouvelle génération de batteries rentables et écologiques.

Mme Nazar est membre des départements de chimie et de génie électrique de l'Université de Waterloo. Elle est également membre de l'Institut de nanotechnologie de Waterloo et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les matériaux à l'état solide. La recherche de supports de stockage d'énergie sécuritaires, peu coûteux, durables et rechargeables est l'un des plus grands défis à relever pour combler l'écart entre la demande de plus en plus grande d'énergie aisément disponible et le développement de réserves d'énergie durable et propre. La perspective de créer de « meilleures » batteries occupe l'esprit des chercheurs, des ingénieurs et des fabricants de matériel à batteries modernes depuis plusieurs dizaines d'années. Par exemple, l'utilisation de véhicules électriques est considérée comme une excellente façon de réduire la dépendance de notre économie aux combustibles fossiles et de les remplacer par des sources d'énergie moins coûteuses et plus écologiques. Le problème est toutefois que la capacité des batteries de ces véhicules est inférieure à celle que les conducteurs veulent et demandent. De nombreux véhicules électriques actuellement sur le marché ne peuvent parcourir qu'une distance très réduite après avoir été rechargée. Les travaux de Mme Nazar ouvrent la voie à une nouvelle génération de batteries qui permettront à une voiture de parcourir plusieurs centaines de kilomètres par chargement électrique tout en étant beaucoup moins coûteuses que les batteries au lithium actuelles.

Études collégiales

La position de chef de file du Canada en matière de niveau d'instruction est en grande partie attribuable au rôle des collèges dans son système d'éducation150. Au Canada, les collèges d'arts appliqués et de technologie ainsi que les collèges professionnels privés offrent des diplômes d'études à temps plein ou partiel (de deux à trois ans) ou un certificat (un an ou moins), ainsi que des cours de formation et de l'apprentissage préparatoire à l'exercice d'un métier, des cours de langues et du perfectionnement professionnel. Un certain nombre de collèges (comme les écoles polytechniques) offrent également des diplômes de premier cycle dans la discipline concernée. Les collèges se concentrent généralement sur les programmes d'études appliquées ou professionnelles.

La proportion de la population canadienne âgée de 25 à 64 ans ayant fait des études collégiales, qui s'établit à 24,2 %, est considérablement plus élevée que celle des autres pays membres de l'OCDE (figure 6-1)151. La place du Canada au premier rang dans cette catégorie n'a pas changé depuis 12 ans. La figure 6-2 montre que pour la période de 2000-2001 à 2010-2011, les diplômés de collèges canadiens provenaient surtout du domaine du commerce, de la gestion et de l'administration publique152.

Études universitaires (tous les niveaux)

En ce qui a trait aux études universitaires, la proportion de la population du Canada âgée de 25 à 64 ans ayant un diplôme universitaire (programmes de 1er cycle, de maîtrise et de doctorat) est de 26,4 % (figure 6-1). Bien que ce taux soit le résultat d'une augmentation importante au cours des 12 dernières années (19,0 % en 1998), le classement du Canada dans cette catégorie s'est néanmoins détérioré, passant du 4e rang en 1998 parmi les pays membres de l'OCDE pour lesquels des données étaient disponibles, au 10e rang en 2010. Il est évident que d'autres pays ont fait d'importants progrès pour améliorer leur rendement dans ce domaine. Au cours de la période de quatre ans allant de 2006 à 2010, il y a eu une augmentation de 5,4 % du nombre de diplômes (tous les niveaux combinés) délivrés par les universités au Canada, avec une augmentation impressionnante de 31,8 % en sciences et de 7,3 % en ingénierie153. L'augmentation du nombre de diplômes délivrés en sciences est surtout le fait des femmes, qui ont affiché un taux de croissance deux fois plus élevé que celui des hommes (45,8 % comparativement à 20,7 %). En ingénierie, c'était plutôt le contraire, avec une augmentation de 8,8 % du nombre de diplômes octroyés à des hommes de 2006 à 2010, comparativement à une augmentation de 2,8 % chez les femmes.

En 2010, les diplômés (tous les niveaux combinés) des universités canadiennes provenaient avant tout des domaines du commerce et de l'administration (18 %), des sciences sociales et comportementales (14,9 %), des lettres, des sciences humaines et des arts (12,4 %) ainsi que de l'éducation (11 %) (figure 6-3). À l'échelle internationale, le Canada a, par rapport à la moyenne des pays de comparaison, un plus grand nombre de diplômés universitaires (proportionnellement à tous les diplômés universitaires de 2010) dans beaucoup de disciplines liées aux sciences sociales et comportementales ainsi qu'aux sciences, à la technologie, à l'ingénierie et aux mathématiques (STIM), dont les sciences de la vie,154, les sciences physiques, les mathématiques et statistiques. Inversement, le Canada a produit moins de diplômés en 2010 que la moyenne des pays de comparaison en santé, en ingénierie et techniques apparentées, en informatique, ainsi qu'en architecture et construction.

Premier cycle et maîtrise

Pour ce qui est des niveaux de premier cycle et de maîtrise, la figure 6-4 montre que, parmi les disciplines STIM, c'est le domaine de la santé qui a enregistré l'augmentation la plus importante du nombre annuel de diplômés d'universités canadiennes au cours des 10 dernières années. En 2010-2011, il y avait presque un tiers de diplômés de plus en santé que dans le domaine de l'architecture et de l'ingénierie, qui se classait en deuxième place, suivi des sciences physiques et de la vie, puis des mathématiques, de l'informatique et des sciences de l'information, et enfin de l'agriculture, des ressources naturelles et de la conservation.


Comprendre la nature humaine

Comprendre la nature humaineKiley Hamlin mène une recherche permettant d'accroître notre compréhension de la nature humaine. Détentrice d'un doctorat de l'Université Yale depuis 2010, Mme Hamlin est maintenant titulaire de la Chaire de recherche du Canada en psychologie du développement et directrice du Centre for Infant Cognition de l'Université de la Colombie-Britannique. Sa recherche porte sur la question de savoir si les très jeunes enfants forment ou non des jugements sociaux et moraux, et sur la façon dont cette capacité se développe au cours des premières années de vie. De telles études sont en train de changer la façon dont nous envisageons les origines et le développement du sens moral et du comportement social.

Il ne fait aucun doute que l'expérience joue un rôle important dans le développement moral et social. Toutefois, les travaux de Mme Hamlin et de ses collègues canadiens et américains montrent que certains aspects du comportement moral ayant une importance sociale, par exemple le fait de juger les actions de personnes comme bonnes ou mauvaises, méritant une récompense ou une punition, et moralement dignes d'éloges ou de blâmes, pourraient être innés. Par l'observation de très jeunes enfants n'ayant pas encore complètement développé leurs capacités cognitives complexes (comme le langage et le contrôle inhibitoire) et ayant peu d'expérience en matière de normes et de valeurs culturelles, Mme Hamlin essaye de répondre à des questions qui ont intrigué les psychologues évolutionnistes pendant des dizaines d'années. Notamment, comment avons-nous pu survivre en tant qu'êtres profondément sociaux si notre sociabilité nous rend vulnérables à la trahison et à l'exploitation? Les constatations de l'étude donnent à penser que, dès l'âge de huit mois, nous nous méfions des personnes qui pourraient nous mettre en danger et préférons que le comportement antisocial soit contrôlé.

En plus des diplômes délivrés, il est intéressant d'observer les tendances en matière d'inscription à l'université au premier cycle et à la maîtrise (à noter que ces statistiques reflètent l'intention d'atteindre un certain niveau d'instruction et non l'atteinte du niveau). De nombreux facteurs entrent en ligne de compte au moment de s'inscrire dans un domaine particulier d'études postsecondaires; toutefois, il est bien connu que les futurs étudiants choisissent en partie leur domaine d'études en fonction du salaire auquel ils peuvent s'attendre dans ce domaine. Par conséquent, la demande des programmes d'éducation dans certains domaines reflète partiellement la demande de talents particuliers sur le marché du travail. D'une façon qui reflète ce qu'on observe dans les statistiques sur les diplômés, le plus grand nombre d'inscriptions dans des programmes universitaires associés aux STIM au Canada en 2010-2011 était en santé, puis en architecture et ingénierie, ainsi qu'en sciences physiques et de la vie155. De plus, compte tenu de l'importance que représentent les TIC pour l'innovation, il est particulièrement encourageant de noter qu'en 2009-2010 et en 2010-2011, les inscriptions en mathématiques, en informatique et en sciences de l'information ont augmenté au Canada, après une tendance à la baisse des inscriptions de 2002-2003 à 2008-2009. Ce fait pourrait indiquer que l'industrie des technologies de l'information se rétablit graduellement au Canada, après avoir connu un net déclin 10 ans auparavant.

Production des meilleurs talents du Canada : études doctorales

Les titulaires de doctorat représentent les meilleurs talents dans un monde où la création et l'application de nouvelles connaissances favorisent la croissance économique mondiale. La capacité d'un pays de produire des titulaires de doctorat est donc un indicateur de son potentiel à mener des recherches de pointe, à s'engager dans la commercialisation d'avant-garde et à former la prochaine génération de talents.

Par rapport à d'autres pays, le Canada continue de produire moins de titulaires de doctorat (recherche avancée156). En 2010, 15,9 personnes par 100 000 habitants ont obtenu un doctorat d'une université canadienne, ce qui place le Canada au 21e rang parmi les pays de l'OCDE pour lesquels des données étaient disponibles pour cet indicateur (figure 6-5). L'interprétation de cette donnée devrait tenir compte de la variation en termes d'intensité (durée) des études de doctorat d'un pays à l'autre. Néanmoins, le Canada devra doubler son nombre de diplômés par 100 000 habitants s'il veut faire partie des cinq pays les mieux classés dans cette catégorie (la Slovaquie, la Suisse, la Suède, la Finlande et l'Allemagne).


 

Par rapport à d'autres pays, le Canada continue de produire moins de titulaires de doctorat.

Bien que le Canada continue à produire moins de titulaires de doctorat que beaucoup d'autres pays importants, son rendement dans les STIM s'améliore. Relativement aux autres pays de l'OCDE pour lesquels des données étaient disponibles, en 2010, le Canada se classait au 15e rang pour le nombre de titulaires de doctorat en sciences et en ingénierie par 100 000 habitants, ce qui équivaut à environ 64 % du seuil des cinq pays les mieux classés (la Slovaquie, la Suisse, la Suède, l'Irlande et le Royaume-Uni) (figure 6-6). Étant donné l'importance que jouent les talents de niveau postdoctoral dans la création et l'application de nouvelles connaissances, il s'agit d'un autre indicateur où le Canada devrait concentrer son attention afin d'améliorer son rendement.

La figure 6-7 montre que le Canada a connu une hausse de 48,7 % du nombre de titulaires de doctorat en sciences et de 38,6 % du nombre de titulaires de doctorat en ingénierie au cours de la période de quatre ans allant de 2006 à 2010. Il s'agit d'un taux de croissance considérablement supérieur à celui de nombreux pays de comparaison. À l'échelle mondiale et au Canada, bien que le nombre de titulaires de doctorat en sciences et en ingénierie ait considérablement augmenté depuis 2000, leur proportion par rapport à l'ensemble des titulaires de doctorat (dans tous les domaines) a baissé dans la majorité des pays de l'OCDE pour lesquels des données étaient disponibles, signe que le Canada a été en mesure de maintenir son potentiel de recherche dans les domaines des sciences et de l'ingénierie.

En ce qui a trait à la ventilation selon le sexe des titulaires de doctorat au Canada en 2010, 52 % des diplômés de programmes de doctorat étaient des femmes. Parmi ces titulaires, 34 % étaient des diplômées en sciences et en ingénierie, une part similaire à celle des États-Unis et du Royaume-Uni (également 34 %). Quoique ce taux reflète une sous-représentation des femmes dans ces domaines, soulignons l'importante augmentation entre 2006 et 2010 du nombre de femmes titulaires d'un doctorat en sciences ou en ingénierie, soit 57,4 % et 54,6 % respectivement, une croissance bien supérieure à celle des hommes pour cette période157.

En 2010-2011, le pourcentage de titulaires de doctorat dans les programmes en STIM était, de loin, le plus élevé dans les domaines des sciences physiques et de la vie ainsi que de l'architecture et de l'ingénierie (figure 6-8). Toutefois, selon le domaine d'étude, le taux de croissance le plus élevé de titulaires de doctorat en STIM pour la période de 2000 à 2011 était en mathématiques, en informatique et en sciences de l'information.

Enfin, en ce qui a trait aux inscriptions (à noter que ces statistiques reflètent l'intention d'atteindre un certain niveau d'instruction et non l'atteinte du niveau), il est intéressant d'observer une augmentation des inscriptions à tous les programmes de doctorat en STIM depuis 2000-2001. De tous les programmes de doctorat canadiens en STIM, c'est dans les domaines de l'architecture et de l'ingénierie que les inscriptions ont connu la plus grande augmentation de 2000-2001 à 2010-2011158.

Formation des entrepreneurs et des chefs d'entreprise du Canada

Les entreprises canadiennes ne sont peut-être pas au courant du rôle que les STI peuvent jouer pour améliorer leur position concurrentielle, ou elles ne sont peut-être pas bien outillées pour tirer avantage des possibilités qu'offrent les sciences, la technologie et l'innovation, ou pour les exploiter. Bien que de nombreux facteurs puissent influer sur les décisions d'investissement dans les STI, il est essentiel de mettre l'accent sur la formation des futurs chefs d'entreprise afin d'améliorer l'avantage concurrentiel du Canada.

Les entreprises concurrentielles ont besoin de chefs instruits et avisés en matière de gestion, d'entrepreneuriat et d'innovation pour faire face à un marché qui évolue rapidement. La figure 6-9 montre que 76,7 % des gestionnaires canadiens159 ont au moins un diplôme d'enseignement postsecondaire, comparativement à 79,7 % des gestionnaires américains. Toutefois, seulement 12 % des gestionnaires canadiens ont un diplôme d'études supérieures ou un doctorat, contre 19 % des gestionnaires américains.

De plus, les écoles de commerce du Canada ont fait peu de progrès depuis L'état des lieux en 2008 pour améliorer leur classement parmi les 100 meilleures écoles dans les palmarès mondiaux des écoles de commerce. En fait, les données montrent que le classement du Canada parmi les 100 meilleures écoles est légèrement en déclin, tandis que les écoles de commerce d'autres pays améliorent leurs classements respectifs.

 


Mettre en contact les talents

Virtual Marine Technology Inc. (VMT) a terminé le programme d'incubation au Genesis Centre en 2009.Il est essentiel pour la santé de l'écosystème des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada de mettre les entrepreneurs innovateurs en contact avec les personnes compétentes et expérimentées de leur milieu afin de les aider à prospérer. Les incubateurs d'entreprises comme le Genesis Centre aident les entreprises en démarrage à développer leurs idées pour devenir des entreprises florissantes en leur fournissant des outils, de l'information et surtout des conseils.

Le Genesis Centre est une division du Genesis Group Inc., la section de commercialisation de l'Université Memorial à St. John's, Terre-Neuve. Il aide les entrepreneurs en technologie à commercialiser leurs meilleures idées en leur prêtant main-forte aux premières étapes de leur développement et de leur croissance. Ce centre, qui a reçu le prix de l'incubateur d'entreprises canadien de l'année en 2011, aide les entrepreneurs à entrer en contact avec des mentors et des membres de conseils consultatifs spécialisés en marketing, en finances et en gestion. Il les aide aussi à
communiquer avec les experts de la collectivité scientifique, technique et des affaires de l'Université Memorial. En aidant ces entrepreneurs à se doter de plans d'entreprise détaillés et à mettre sur pied des comités consultatifs efficaces, le centre prépare des projets prometteurs qui attireront l'investissement privé. Pour sélectionner ses clients, le Genesis Centre tient des concours administrés par un jury constitué de gens d'affaires d'expérience. Les réseaux dont il facilite la création mènent à l'établissement d'une collectivité permettant aux entrepreneurs de rencontrer les personnes compétentes et expérimentées de leur milieu.

Depuis qu'il a ouvert ses portes en 1997, le Genesis Centre a aidé 52 entreprises, dont 30 ont terminé le programme d'incubation. Citons, parmi ses « diplômés » de renom, Rutter Technologies (qui fait maintenant partie de Rutter Inc.), Verafin, Virtual Marine Technology et Avalon Microelectronics (qui se nomme maintenant Altera NTC). Les clients et les diplômés des programmes du centre emploient aujourd'hui plus de 440 personnes et ont mobilisé plus de 22 millions de dollars en capitaux propres du secteur privé (dont 63 % provenaient de l'extérieur de la province).

Dans le classement 2012 du Financial Times de Londres160, 5 écoles de commerce canadiennes ont été classées parmi les 100 meilleures dans le cadre des programmes de maîtrise en administration des affaires (MBA)161, ce qui place le Canada au 4e rang derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine dans le nombre d'écoles classées parmi les 100 meilleures. Plusieurs pays ont au moins une école qui surclasse l'école la mieux classée du Canada (École de gestion Rotman), dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, Singapour, l'Espagne, la Chine, l'Inde, la Suisse, les Pays-Bas, l'Australie et l'Italie. Le Canada a fait légèrement meilleure figure au classement des programmes de MBA effectué par The Economist, avec 6 écoles de commerce canadiennes classées parmi les 100 meilleures de 2012, ce qui place le Canada au 3e rang (ex aequo avec la France), derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. Parmi les 6 écoles canadiennes figurant dans The Economist, 3 faisaient aussi partie des 100 meilleures du Financial Times162 : l'École de commerce Schulich (Université York) (16e rang dans The Economist), la Faculté de gestion Desautels (Université McGill) (75e rang) et l'École de commerce Sauder (Université de la Colombie-Britannique) (91e rang). Il y avait également 6 écoles de commerce canadiennes dans la liste des 100 meilleures du Financial Times pour 2012 dans le cadre des programmes de MBA pour gens d'affaires163, ce qui place le Canada, une fois de plus, 4e (ex aequo avec la France et Singapour), derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine.

Pour les personnes ayant des antécédents en sciences ou en sciences sociales, une formation en entrepreneuriat avec des cours axés principalement sur l'évaluation des besoins de développement des affaires, la reconnaissance des possibilités et la résolution de problèmes peuvent s'avérer une bonne façon de développer des talents ayant les compétences appropriées pour commercialiser les idées plus facilement. Toutefois, une enquête menée par Industrie Canada en 2009 sur la formation en entrepreneuriat dans les universités et collèges canadiens164 a permis de constater que la majorité de ces programmes étaient offerts dans le cadre d'études de premier cycle et dans les domaines du commerce (95 %) et de l'ingénierie (39 %)165. La formation en entrepreneuriat offerte par les collèges et les universités du Canada doit être modernisée afin d'exposer les étudiants de toutes les disciplines aux compétences associées à l'entrepreneuriat.

Apprentissage intégré au travail

L'apprentissage intégré au travail englobe les expériences d'emploi des étudiants qui intègrent une expérience pratique découlant de l'emploi à l'apprentissage en classe ou aux programmes d'étude. L'intégration de l'apprentissage et du travail suscite beaucoup d'intérêt à l'échelle mondiale, car elle offre des avantages tant aux étudiants qu'aux employeurs. La participation à ces types de programmes se traduit par des taux accrus de réussite scolaire166, et les étudiants ont la possibilité de mettre en pratique leurs connaissances théoriques tout en développant des compétences propres au milieu de travail. Parallèlement, les entreprises acquièrent un avantage concurrentiel en accédant à la recherche et aux personnes de talent qui possèdent les compétences qui leur sont nécessaires.

L'incidence de l'apprentissage intégré au travail a fait l'objet d'une étude préliminaire en 2011, commandée par le Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur167. Lorsqu'on leur a demandé s'ils avaient par la suite engagé des étudiants qui avaient participé à un programme d'apprentissage intégré au travail, la plupart des employeurs et des partenaires communautaires ayant répondu à l'enquête ont affirmé avoir fait des offres d'emploi à ces étudiants, quel que soit le type d'apprentissage intégré au travail auquel ils avaient participé. Dans le cadre de leur processus d'embauche, la majorité des employeurs et des partenaires communautaires ont mentionné rechercher des candidats ayant une expérience en matière d'apprentissage intégré au travail plutôt qu'une expérience professionnelle générale.

L'absence de données internationales comparables nous empêche de comparer le rendement du Canada en matière d'apprentissage intégré au travail avec celui de pays semblables. Cependant, certains faits donnent à penser que d'autres pays explorent activement les possibilités d'améliorer systématiquement l'intégration de l'apprentissage et du travail afin de susciter la croissance, alors que le Canada n'a pas d'approche concertée en la matière lui permettant de profiter des avantages potentiels pour les étudiants et les employeurs.

En ce qui concerne le Canada, une enquête de 2011 portant sur un échantillon choisi d'étudiants canadiens168 a montré qu'en matière de possibilités structurées d'apprentissage intégré au travail, 16 % avaient participé à un programme d'alternance travail-études et 18 % à un programme de stages, alors que 17 % avaient décroché un poste d'assistant de recherche.

En 2006-2007, environ 80 000 participants à un programme d'alternance travail-études étaient inscrits à des programmes associés à l'Association canadienne de l'enseignement coopératif, ce qui représente près de 6 % des étudiants à temps plein inscrits à un programme d'enseignement collégial ou universitaire à l'échelle du pays pour cette année scolaire169. Au Canada, ce type de programme est offert par les collèges et les universités, surtout dans le cadre d'études de premier cycle et rarement dans le cadre de programmes d'études supérieures, sauf pour les disciplines où la profession exige que ses membres aient une expérience professionnelle avant l'obtention du diplôme170.

Les programmes d'alternance travail-études sont particulièrement populaires chez les étudiants du niveau collégial, qui sont deux fois plus enclins que les étudiants du niveau universitaire à y participer171. Bien que ces programmes soient de plus en plus offerts dans un grand nombre de disciplines, dont les sciences sociales, les sciences de la santé et l'éducation, ils sont surtout concentrés dans les domaines de l'ingénierie, des mathématiques et du commerce172.


Programmes de stages financés par le gouvernement fédéral

Le gouvernement du Canada propose des programmes de stages qui offrent des possibilités d'apprentissage intégré au travail aux étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs ainsi qu'aux détenteurs d'une bourse de perfectionnement postdoctoral. Ces programmes visent à créer des possibilités pour les jeunes talents, à augmenter le recrutement à long terme de personnes hautement qualifiées par les entreprises et à renforcer la capacité des STI au sein du secteur privé.

Stages en recherche et développement industrielle
Le gouvernement du Canada a créé le Programme de stages en recherche et développement industrielle (SRDI) dans le cadre du budget de 2007. Le programme place des étudiants des cycles supérieurs et des titulaires de bourses de perfectionnement postdoctoral (sans égard à la discipline) dans des entreprises qui cultivent et utilisent leurs talents. Doté d'un budget annuel de 7 millions de dollars appuyant jusqu'à 1 000 stages par année, le programme est administré par les Réseaux de centres d'excellence et exécuté par des organismes tiers, actuellement par le programme Mitacs-Accélération (850 stagiaires) et le programme Connexion Canada d'AUTO21 (150 stagiaires).

Mitacs-Accélération
En plus des fonds provenant du programme SRDI, Mitacs bénéficie pour son programme Accélération du soutien de bon nombre de ministères et organismes fédéraux, dont l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, Diversification de l'économie de l'Ouest Canada et le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada. Dans le budget de 2012, le gouvernement fédéral a annoncé l'attribution d'un montant supplémentaire de 14 millions de dollars sur deux ans afin d'augmenter considérablement le nombre de stages du SRDI offerts annuellement dans le cadre du programme Mitacs-Accélération.

Programmes de stages du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie
Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada offre divers programmes de stages visant à développer des talents dans les domaines des sciences naturelles et du génie.

Le programme de bourses postdoctorales de R et D industrielle (BPRDI) verse des contributions financières pour encourager les récents titulaires de doctorat à participer à la R-D dans le secteur privé pour une période maximale de deux ans. En 2011-2012, le programme BPRDI a appuyé le financement de 275 bourses de recherche.

Le Programme de bourses d'études supérieures à incidence industrielle offre aux diplômés un soutien financier qui leur permet d'acquérir de l'expérience en recherche dans l'industrie tout en poursuivant des études supérieures (maîtrise ou doctorat) au Canada. L'étudiant consacre au moins 20 % de son temps à travailler dans une entreprise, poursuivant des recherches liées à sa thèse. En 2011-2012, le Programme de bourses d'études supérieures à incidence industrielle a appuyé le financement de 398 bourses.

Le programme de bourses de recherche de 1er cycle en milieu industriel (BRPC-I) offre des stages de 16 semaines aux étudiants de 1er cycle qui participent à des projets de recherche dans des entreprises. En 2011-2012, le BRPC-I a appuyé le financement de 878 bourses.

Le volet industriel du Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l'expérience en recherche offre aux étudiants et aux titulaires d'une bourse de perfectionnement postdoctoral des stages dans le secteur privé axés sur le développement des compétences qui favorisent la transition vers le milieu de travail, comme la communication, la collaboration et les compétences professionnelles.

Talents mobiles dans une économie mondiale

La recherche des meilleurs talents est une compétition qui se dispute à l'échelle mondiale. Des entreprises et des établissements concurrentiels rivalisent pour attirer les meilleurs talents de leur domaine, d'où qu'ils viennent. Ces talents sont de plus en plus prêts et aptes à s'installer ailleurs pour profiter des possibilités et des avantages découlant d'une carrière internationale. Parallèlement, partout dans le monde, les gouvernements mettent en place des programmes visant à attirer des talents étrangers extrêmement instruits et compétents.

Contribuer à la « diplomatie du savoir »

Selon une étude de 2009 réalisée par le Bureau canadien de l'éducation internationale, la plupart des étudiants canadiens comprennent les avantages d'étudier à l'étranger173. Faire des études à l'étranger aide les étudiants canadiens à acquérir une perspective mondiale et les prépare à contribuer à la « diplomatie du savoir174 » ainsi qu'à comprendre et à intégrer un marché toujours plus mondialisé. Ces étudiants reviennent au Canada avec des connaissances, des compétences et des réseaux dont l'économie et la société canadiennes peuvent tirer profit.

Malgré cette mobilité accrue, seulement 3,4 % des étudiants aux niveaux collégial et universitaire se sont inscrits à un programme à l'étranger en 2009175. Ce taux place le Canada presque en milieu de peloton par rapport à d'autres pays de l'OCDE. Les États-Unis ont été la principale destination des étudiants canadiens en 2009, avec 29 209 étudiants inscrits dans un établissement américain, suivis du Royaume-Uni, avec 5 350 inscriptions et de l'Australie, avec 4 390 inscriptions176. De plus, selon le Canadian Resident Matching Service, il y avait environ 3 500 Canadiens inscrits à une école de médecine à l'étranger en 2010177.

D'après des données de Statistique Canada de 2005-2006 (données les plus récentes disponibles), 21 % des doctorants au Canada prévoyaient vivre à l'extérieur du pays une fois leur diplôme obtenu178. La plupart de ces étudiants comptaient déménager aux États-Unis, plusieurs d'entre eux afin d'y poursuivre des études postdoctorales. Parmi les titulaires de doctorat d'universités canadiennes vivant aux États-Unis en 2007, la plupart avaient un doctorat en sciences de la vie179, en informatique, en mathématiques ou en sciences physiques (17 % de chaque domaine). Il est toutefois important de noter que la majorité (55 %) des diplômés prévoyant vivre à l'extérieur du Canada ont également mentionné avoir l'intention de revenir un jour au pays pour y vivre et y travailler. De plus, deux ans après l'obtention de leur diplôme, 24 % de ceux qui avaient quitté le Canada pour les États-Unis étaient revenus au pays, tandis que la majorité de ceux encore aux États-Unis continuaient d'affirmer qu'ils avaient l'intention de revenir au Canada.

Attirer des étudiants internationaux au Canada

Tout comme il est bénéfique d'envoyer des étudiants canadiens à l'étranger, il existe des avantages au fait d'attirer des étudiants internationaux au Canada. En plus de procurer des avantages économiques immédiats, les étudiants internationaux, lors de l'obtention de leur diplôme, constituent pour l'immigration au Canada un bassin de talents instruits, ayant une expérience professionnelle et des titres de compétences canadiens. Même si ces étudiants rentrent dans leur pays, leurs liens avec le Canada les encouragent souvent à agir à titre d'ambassadeurs, de sorte qu'ils créent des possibilités de réseautage sur le plan de la recherche, du commerce et de l'investissement. En outre, ils améliorent de manière générale l'image du Canada à l'étranger.

En 2010, 7 % (soit 95 590)180 de tous les étudiants aux niveaux collégial et universitaire au Canada étaient des étudiants internationaux181, ce qui place le Canada près de la moyenne de l'OCDE. Il est intéressant de noter que ce taux est deux fois supérieur à celui des États-Unis (3,4 %), mais il est considérablement inférieur à celui d'importants pays concurrents, comme l'Australie (21,2 %), la Nouvelle-Zélande (14,2 %) et le Royaume-Uni (16,0 %). L'Australie, qui compte environ 12 millions d'habitants de moins que le Canada, a accueilli 271 231 étudiants internationaux dans ses établissements de niveau collégial et universitaire, et la Nouvelle-Zélande, dont la population est plus de 7 fois inférieure à celle du Canada, a quant à elle accueilli 37 878 étudiants internationaux dans ses établissements postsecondaires. Le Royaume-Uni, dont la population est près de 2 fois plus élevée que celle du Canada, a accueilli 397 741 étudiants internationaux de niveau collégial et universitaire, soit environ 4 fois plus que le Canada.

Malgré le rendement médiocre du Canada dans ce domaine, il est intéressant de noter que les étudiants internationaux ont fait augmenter de façon considérable le nombre d'inscriptions aux programmes d'études doctorales en sciences au Canada. De 2000-2001 à 2010-2011, le taux de croissance du nombre d'étudiants internationaux a dépassé celui du nombre d'étudiants canadiens inscrits dans tous les programmes d'études doctorales en sciences (allant d'un taux de croissance de 5 % en sciences de la santé à un taux de croissance de 24 % en architecture et en ingénierie pour les étudiants internationaux inscrits à un programme d'études doctorales)182. Les femmes représentaient une part croissante des étudiants internationaux inscrits dans un programme d'études doctorales en sciences au Canada. Par exemple, parmi les 20 871 étudiants internationaux inscrits dans un programme d'études doctorales en architecture et en ingénierie entre 2000-2001 et 2010-2011, il y avait 3 792 femmes, soit une augmentation de 78,9 % depuis 2000-2001. Bien qu'il s'agisse encore d'un nombre peu élevé, cette tendance mérite qu'on y porte attention.

De toute évidence, bon nombre des étudiants internationaux venant au Canada souhaitent y rester. En 2008, 33 % des étudiants internationaux au Canada ont changé leur statut d'immigrant pour rester au Canada, la plupart en raison du travail183. Ainsi, le Canada se classe premier parmi certains pays de l'OCDE pour cet indicateur.

Attirer des immigrants très instruits au Canada

Puisqu'une importante part de la croissance de la main-d'oeuvre au Canada provient maintenant de l'immigration, les facteurs économiques influent de plus en plus sur les politiques en matière d'immigration du Canada, de sorte que le système vise désormais à attirer des talents très instruits. Des 1,9 million de résidents permanents (âgés de 15 ans ou plus) qui ont été acceptés au Canada de 2001 à 2010, 45 % détenaient au moins un diplôme de 1er cycle.


Des recherches d'avant-garde dans le domaine de l'eau

Directeur du Global Institute for Water Security et titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada (CERC) sur la sécurité de l'eau, Howard Wheater compte parmi les plus éminents hydrologues du monde. Avant son recrutement en 2010 par l'Université de la Saskatchewan, dans le contexte du Programme des CERC du gouvernement fédéral, il a travaillé à l'Imperial College London du Royaume-Uni pendant 32 ans.

Howard Wheater compare son rôle à celui d'un chef d'orchestre1. Il dirige les recherches de l'Institut dans le domaine de l'eau, recherches auxquelles participent de nombreux scientifiques du milieu universitaire et du secteur public ainsi que des boursiers postdoctoraux et des étudiants d'un large éventail de domaines. L'un des défis que doit relever M. Wheater consiste à concentrer le savoir-faire de toutes ces personnes dans des travaux à l'échelle locale, nationale et internationale portant sur de grands thèmes de recherche comme la gestion des terres et de l'eau, le développement durable des ressources, les changements climatiques, la santé humaine et la socio-hydrologie.

Les gouvernements fédéral et provincial ainsi que l'Université de la Saskatchewan ont alloué à l'Institut des fonds de 30 millions de dollars sur 7 ans pour effectuer des travaux en partenariat avec le Centre de recherche en hydrologie, le Centre de toxicologie, le Centre canadien de rayonnement synchrotron ainsi que plusieurs collèges, écoles et départements de l'Université de la Saskatchewan. Les recherches actuelles de l'Institut visent à faciliter la compréhension des changements climatiques et environnementaux dans le bassin de la rivière Saskatchewan (où se trouvent d'importantes ressources naturelles et 80 % de la production agricole du Canada). Les données recueillies par M. Wheater et son « orchestre » serviront à créer des outils de modélisation perfectionnés permettant de mieux prédire les changements au niveau du climat et de l'utilisation des terres, d'améliorer les pratiques de gestion des terres et de l'eau ainsi que d'orienter la prise des décisions stratégiques.


1 Allan Casey, « Water Music », Green and White (Université de la Saskatchewan, hiver 2011, (en anglais seulement).

La figure 6-10 montre qu'en 2009-2010, comme en 2000-2001, le Canada avait le taux le plus élevé des pays de l'OCDE pour lesquels des données étaient disponibles, en ce qui a trait aux diplômés d'études collégiales ou universitaires dans le bassin de personnes nées à l'étranger (de tous âges), plus de 50 % de la population immigrante ayant un diplôme d'études collégiales ou universitaires. Le Canada était suivi par le Royaume-Uni et ensuite par l'Irlande, le Luxembourg et l'Australie.

Des différences dans les systèmes et les politiques d'immigration nous empêchent de comparer le rendement du Canada à celui d'autres pays pour ce qui est d'attirer des personnes de talent très instruites.

Pour maximiser la contribution des immigrants très instruits, il est important de s'assurer que ceux-ci sont en mesure de s'intégrer au marché du travail canadien dans les domaines où leurs compétences offrent le plus d'avantages. C'est ici que le Canada doit améliorer son rendement. Selon certaines données, bien que les immigrants soient capables d'obtenir un emploi assez rapidement à leur arrivée au Canada, la qualité de ces emplois s'est beaucoup détériorée au cours des dernières décennies184.

DÉPLOIEMENT DES TALENTS : EN TIRER LE MEILLEUR PARTI

Pour être concurrentiels, les pays doivent tirer avantage de leurs talents afin de maximiser stratégiquement les occasions de créer de nouvelles connaissances et de transformer ces connaissances en produits et processus innovateurs. Bien que l'économie du Canada nécessite de plus en plus de talents ayant fait des études collégiales ou universitaires, le pays a de la difficulté à utiliser et à intégrer totalement les connaissances et les compétences de ces talents très instruits.

Réussite sur le marché du travail

La demande et l'offre de main-d'oeuvre dans l'économie canadienne (comme dans celle des autres pays) évoluent continuellement pour s'ajuster aux changements de population, aux fluctuations des marchés et à l'introduction de nouvelles technologies ou de progrès en sciences, en technologie et en innovation. Le rythme de ce changement peut être rapide, tandis que le développement de nouvelles compétences et connaissances prend habituellement plus de temps. Faire correspondre les qualifications et les compétences du bassin de talents disponibles (l'offre) à celles demandées sur le marché du travail (la demande) de l'économie du savoir du 21e siècle est un défi complexe et important, surtout compte tenu de l'augmentation de la concurrence mondiale et de l'intensification de la vitesse à laquelle se produisent les changements scientifiques et technologiques. Il est donc important de mesurer cette correspondance entre l'offre et la demande au Canada pour s'assurer que le développement des talents et les investissements dans le domaine de l'éducation donnent des résultats.

Réaliser la correspondance : l'intégration de la main-d'oeuvre instruite du Canada

L'analyse de la capacité de l'économie canadienne d'intégrer et d'utiliser les connaissances et les compétences de son bassin de talents indique une demande et une valeur croissantes des connaissances et des qualifications associées à un diplôme d'études collégiales ou universitaires185. Un rapport de 2009186 s'est penché sur la capacité des diplômés universitaires du Canada de trouver un emploi dans leur domaine d'études et a constaté que 64,9 % des diplômés universitaires avaient affirmé que leur emploi correspondait de près à leur domaine d'études, 22,5 % avaient indiqué qu'il y correspondait un peu, et 12,6 % avaient mentionné qu'il n'y correspondait pas du tout. Selon la même étude187, les diplômés canadiens en sciences de la santé et en éducation avaient les meilleures possibilités de trouver un emploi dans leur domaine d'études, suivis des diplômés en mathématiques, en informatique et en sciences de l'information, et enfin des diplômés en commerce et en ingénierie. Ce n'est pas surprenant, puisque ces domaines appliqués préparent les étudiants à occuper des emplois précis sur le marché du travail. Il n'est pas non plus surprenant que la majorité des titulaires de doctorat aient un emploi dans des services d'enseignement (surtout dans des universités)188. Dans la plupart des domaines, cette majorité était importante, à l'exception de l'ingénierie, où près d'une proportion égale de diplômés étaient employés dans des services professionnels, scientifiques et techniques (figure 6-11).

Les qualifications acquises pendant les études sont une base importante pour les sciences, la technologie et l'innovation. Transformer des idées et des connaissances en biens et services pour le marché mondial d'aujourd'hui nécessite des personnes de talent ayant un large éventail de compétences et d'habiletés intellectuelles. C'est pourquoi, dans l'économie actuelle, les entreprises recherchent des talents ayant non seulement les bonnes qualifications, mais également les bonnes compétences (communication efficace, résolution créative de problèmes et aptitudes à prendre des décisions en collaboration).

Il y a pénurie de main-d'oeuvre qualifiée lorsque les employeurs sont incapables de recruter des employés ayant les compétences dont ils ont besoin, au taux salarial courant. Les pénuries de main-d'oeuvre qualifiée peuvent être cycliques ou structurelles. D'un côté, les pénuries ont lieu pendant des périodes de croissance économique rapide, lorsque le taux de chômage est bas et que le bassin de travailleurs disponibles est réduit. D'un autre côté, certains changements structurels, comme l'adoption d'une nouvelle technologie, pourraient exiger une main-d'oeuvre qualifiée qui n'est pas immédiatement disponible sur le marché du travail, ce qui entraînerait des pénuries pendant que les salaires s'ajustent et que le système d'éducation s'adapte.

Les résultats provenant de l'enquête de 2012 du Manpower Group sur la pénurie de talents189, basée sur plus de 38 000 employeurs dans 41 pays et territoires, ont montré que 25 % des employeurs au Canada continuaient d'avoir de la difficulté à pourvoir les postes vacants (une hausse par rapport à 21 % en 2010 et une baisse par rapport à 29 % en 2011), comparé à 34 % à l'échelle mondiale et à 41 % dans les Amériques190. Parmi les employeurs canadiens ayant affirmé avoir de la difficulté à pourvoir les postes vacants, 41 % ont donné « le manque de candidats disponibles » comme raison la plus fréquente (par rapport à 33 % des répondants à l'échelle mondiale). Une proportion semblable d'employeurs (une hausse par rapport à 22 % en 2011) a donné comme raison « le manque de compétences techniques et spécialisées », notamment le manque de qualifications propres à l'industrie dans la catégorie professionnelle (p. ex. ingénieurs, techniciens, informaticiens) et dans la catégorie des métiers spécialisés. Les métiers spécialisés sont les emplois les plus difficiles à pourvoir aux États-Unis et au Canada. Les emplois en ingénierie se classent au deuxième rang des emplois les plus difficiles à pourvoir au Canada, aux États-Unis et à l'échelle mondiale.

Les données canadiennes annuelles sur les postes vacants191 montrent qu'en 2011, les industries de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière, et de l'extraction de pétrole et de gaz avaient le taux d'emplois vacants le plus élevé à l'échelle nationale, soit 3,1 %. Ces données coïncident avec les prix mondiaux élevés du pétrole et d'autres marchandises produites au Canada et reflètent une demande importante en matière de talents dans le domaine des métiers spécialisés, comme les mécaniciens de machinerie lourde, les soudeurs, les électriciens et les technologues en génie pétrochimique. Les services professionnels, scientifiques et techniques, ainsi que les soins de la santé, deux secteurs des services qui utilisent traditionnellement des talents hautement qualifiés et compétents, avaient les 2e et 3e taux d'emplois vacants les plus élevés à l'échelle nationale (s'établissant à 2,2 % et à 2,1 %, respectivement). Les taux d'emplois vacants les plus bas à l'échelle nationale en 2011 étaient ceux du domaine de la gestion d'entreprises (1,0 %) et du secteur des services d'enseignement (0,7 %).

Déploiement des talents en sciences, en technologie et en innovation

Deux des indicateurs les plus révélateurs de la capacité d'un pays à intégrer et à utiliser ses talents en STI de façon à en tirer un maximum d'avantages sont la part de ressources humaines en sciences et en technologie (RHST), et la proportion de chercheurs engagés par les secteurs privé et public. Le rendement du Canada à l'égard de ces deux indicateurs reste décevant.

La figure 6-12 montre qu'au Canada, comme dans la plupart des pays de l'OCDE, la majorité des ressources humaines en sciences et en technologie192 continue d'être concentrée dans le secteur des services plutôt que dans le secteur de la fabrication. En fait, au Canada, l'augmentation de la part des RHST dans les services était près de quatre fois plus élevée que celle enregistrée dans le secteur de la fabrication pendant la période de 1998 à 2008. Ces données reflètent en partie la réorientation de l'économie du Canada de la fabrication vers les services. Dans le secteur des services, la part des RHST dans la main-d'oeuvre, à 39 %, place le Canada en milieu de peloton par rapport aux pays de l'OCDE pour lesquels des données étaient disponibles, et derrière les cinq pays les mieux classés (le Luxembourg, la Suisse, le Danemark, l'Islande et la Norvège). Dans le secteur de la fabrication, la situation est bien pire : la part des RHST dans la main-d'oeuvre, à 11,5 %, est parmi les plus basses de l'OCDE, plaçant le Canada nettement derrière les cinq pays les mieux classés (la France, le Danemark, la Suisse, la Finlande et la Belgique). C'est encore un domaine où le Canada doit se concentrer pour améliorer son rendement s'il veut réaliser tout le potentiel de sa solide base de talents.


 

Dans le secteur de la fabrication, la part des RHST dans la main-d'oeuvre est parmi les plus basses de l'OCDE.

 

En ce qui concerne les chercheurs (des professionnels engagés pour la conception et la création de nouvelles connaissances et méthodes ainsi que de nouveaux produits, processus et systèmes, qui participent directement à la gestion de projets), en 2008, il y avait 5,2 chercheurs193 employés par le secteur des entreprises au Canada par millier de travailleurs, et 3,3 chercheurs employés par le gouvernement, les universités, les collèges et le secteur privé sans but lucratif par millier de travailleurs (figure 6-13). Le Canada se classe légèrement au-dessus des moyennes de l'OCDE (4,81 et 2,74 chercheurs par millier de travailleurs, respectivement), mais près de deux chercheurs par millier de travailleurs sous le seuil des cinq pays les mieux classés, à savoir l'Islande, la Finlande, le Danemark, la Nouvelle-Zélande et la Suède.

Équilibre entre les sexes dans le leadership en sciences, en technologie et en innovation

Les chefs de file jouent un rôle essentiel dans la création d'un environnement qui favorise une démarche scientifique, technologique et innovatrice pour régler les problèmes et développer de nouveaux biens et services. La recherche a montré qu'il existait un lien positif entre la diversité en matière de leadership en entreprise et le rendement des entreprises, particulièrement en ce qui a trait au rendement financier, à la capacité d'attirer et de maintenir en poste des talents, ainsi qu'à l'augmentation des STI.

La diversité ethnique du secteur des entreprises du Canada par rapport à d'autres pays est difficile à évaluer, car peu de pays recueillent de telles données, à l'exception des États-Unis et du Royaume-Uni194. Toutefois, il y a des données comparables à l'échelle mondiale sur la répartition entre les sexes dans les postes les plus élevés du secteur des entreprises du Canada.

Selon les données de Catalyst (Women on Boards Around the World) illustrées à la figure 6-14195, 10,3 % des places au sein de conseils d'administration au Canada (sociétés publiques seulement) étaient occupées par des femmes en 2011, tandis que celles-ci détenaient seulement 3,6 % des postes de présidence (sociétés publiques et privées énumérées dans la liste du Financial Post 500). Lorsqu'on le compare aux autres économies pour lesquelles des données sont disponibles, le Canada se classe en milieu de peloton dans les deux catégories, mais encore loin derrière les principaux concurrents, dont les États-Unis196. Cette constatation est conforme au classement annuel de Governance Metrics International (GMI)197, qui classe également le Canada dans la moyenne des pays concurrents, mais loin derrière les pays les mieux classés, à savoir la Norvège, la Suède, la Finlande, les États-Unis et l'Afrique du Sud. GMI a étudié 134 entreprises canadiennes importantes en 2011 et a déterminé que 13,1 % des membres de leur conseil et 2,2 % des présidents étaient des femmes. Le Canada doit s'améliorer considérablement à cet égard.

Parallèlement, environ 36 % des gestionnaires des secteurs public et privé au Canada étaient des femmes en 2012198. En ce qui concerne les cadres supérieurs, toutefois, cette proportion chute à 27 %199. En comparaison, en 2011, les femmes aux États-Unis occupaient environ 39,1 % des postes de gestion et 24,2 % des postes de haute direction200.


137Forum économique mondial, The Global Competitiveness Report 2012–2013 et OCDE, Science, technologie et industrie : Perspectives de l'OCDE 2012, 2012.

138OCDE, Regards sur l'éducation 2012 : Les indicateurs de l'OCDE, 2012, graphique C1.2, p. 321 et tableau C1.2, p. 331. L'année 2010 était l'année de référence pour les données rapportées par la plupart des pays; cependant, pour les données canadiennes, l'année de référence était 2009.

139Données provenant de l'Enquête sur la population active, 2012, présentés sur le site Web Indicateurs de mieux-être au Canada

140OCDE, Résultats du PISA 2009 : Savoirs et savoir-faire des élèves : Performance des élèves en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences, vol. I, 2010, figure I.2.16, figure I.3.10 et figure I.3.22.

141OCDE, Résultats du PISA 2009 : Savoirs et savoir-faire des élèves : Performance des élèves en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences, vol. I, 2010.

142La corrélation entre les scores PISA en compréhension de l'écrit et les résultats à l'âge adulte est également documentée dans le rapport de l'OCDE Les clés de la réussite : Impact des connaissances et compétences à l'âge de 15 ans sur le parcours des jeunes canadiens. Il ressort de cette étude, qui a suivi le parcours d'élèves canadiens ayant pris part à l'évaluation de la compréhension de l'écrit lors du cycle PISA 2000, que le niveau de compétence sur l'échelle PISA de compréhension de l'écrit est associé à une probabilité nettement plus grande de poursuivre des études, après rajustement en fonction de variables contextuelles familiales, scolaires, démographiques et géographiques.

143Au Canada, la différence de score est de 12 points en mathématiques (la moyenne pour l'OCDE) contre 20 points aux États-Unis et au Royaume-Uni. Trente-cinq économies, dont le Canada, affichaient un avantage pour les garçons et cinq pour les filles, en mathématiques. Parmi les 12 économies les plus performantes sur l'échelle moyenne des mathématiques, seulement 3 avaient une plus grande différence de scores pour les garçons, soit le Liechtenstein, la Suisse et Hong Kong (Chine).

144Au Canada, la différence de score est de 5 points en sciences contre 14 points aux États-Unis et 9 points au Royaume-Uni. Vingt-deuxéconomies, dont le Canada, affichaient un avantage pour les garçons et quarante-trois pour les filles, en sciences. En fait, le Canada et Hong Kong (Chine) étaient les deux seules économies parmi les huit les mieux classées où les garçons surclassaient les filles sur l'échelle moyenne des sciences. Dans le cas des six autres économies, les filles surclassaient les garçons en sciences.

145OCDE, Regards sur l'éducation 2012 : Les indicateurs de l'OCDE, 2012, tableaux A4.2 et A4.3.

146Conseil des statistiques canadiennes de l'éducation, Indicateurs de l'éducation au Canada : rapport du programme d'indicateurs pancanadiens de l'éducation, Statistique Canada, mai 2012, tableau C.5.7. Sources utilisées : Statistique Canada, Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), base de données de 2009; OCDE, base de données du PISA de 2009.

147Cet indice du PISA de 2009 présente un score composite déterminé à la lumière des réponses des élèves de 15 ans à une question leur demandant à quelle fréquence ils s'adonnent aux neuf activités suivantes : clavarder en ligne; utiliser le courrier électronique; naviguer sur Internet pour un travail d'école; télécharger et consulter des documents sur le site Web de l'école ou y déposer des fichiers; afficher des travaux sur le site Web de l'école; jouer avec des logiciels de simulation; faire des exercices (p. ex. pour un cours de langue étrangère ou de mathématiques); faire des devoirs sur un ordinateur; utiliser des ordinateurs pour un travail de groupe et pour communiquer avec d'autres élèves.

148Le Plan Ceibal de l'Uruguay, lancé en 2008, avait pour objectif de fournir à chaque élève et à chaque enseignant un ordinateur portatif connecté à Internet. En 2011, la portée du programme a été élargie afin d'inclure les garderies éducatives. Ce programme connaît beaucoup de succès et est largement reconnu comme étant une pratique exemplaire à l'échelle mondiale, en partie parce qu'il intègre également un plan éducatif pour les enseignants, les élèves et les familles. La Corée du Sud, quant à elle, numérisera l'intégralité de ses manuels et de son matériel pédagogiques au niveau primaire d'ici 2014. En 2015, l'ensemble du programme scolaire sera accessible sur ordinateurs, téléphones intelligents et tablettes. Dans une épreuve PISA de 2009, les élèves coréens sont arrivés en 1re place sur 19 pays dans le domaine de la culture numérique (le Canada n'a pas participé à cette épreuve). Aux États-Unis, une stratégie pour l'innovation jetait les bases de la campagne « Educate to Innovate » de l'administration du président Obama, qui cherche à exploiter des partenariats publics-privés pour améliorer l'enseignement de la 1re à la 12e année, grâce en partie à la technologie numérique.

149Union internationale des télécommunications, Mesurer la société de l'information 2011, Genève, 2011, tableaux 2.7, 2.9 et 2.11.

150Calista Cheung et coll., « Tertiary Education: Developing Skills for Innovation and Long-Term Growth in Canada », OECD Economics Department Working papers, n° 991, 2012, p. 7.

151OCDE, Regards sur l'éducation 2012, 2012, tableau A1.3a.

152À noter qu'il existe une variabilité significative d'une année à l'autre dans les données du Système d'information sur les étudiants postsecondaires que rapporte Statistique Canada dans ses tableaux CANSIM, à cause des changements apportés aux méthodes. Par exemple, le Système d'information a modifié le décompte des inscriptions et des remises de diplômes en 2009-2010, particulièrement au niveau collégial. On devrait donc interpréter ces données avec prudence. Cela s'applique à toutes les données du Système d'information utilisées dans le présent rapport.

153Tableau du CSTI utilisant les données extraites du site OECD.stat en août 2012. Ensemble de données : diplômés selon le domaine d'étude.

154Les sciences de la vie correspondent principalement aux sciences biologiques et biomédicales, selon la Classification des programmes d'enseignement – Regroupements principaux. En revanche, les domaines de la santé englobent plutôt des professions liées à la santé (dentisterie, médecine, médecine vétérinaire) et les sciences cliniques connexes.

155Statistique Canada, Système d'information sur les étudiants postsecondaires, Tableau CANSIM 477-0019, consulté en février 2013.

156La recherche avancée renvoie au niveau 6 de la Classification internationale type de l'éducation (CITE). Ce niveau est réservé aux programmes d'enseignement supérieur qui mènent à une reconnaissance de qualification de recherche avancée. Ces programmes se consacrent donc à des études avancées et à une recherche originale et ne sont pas basés uniquement sur des travaux liés à des cours. Les programmes à ce niveau requièrent d'habitude la soumission d'une thèse ou d'une dissertation digne d'être publiée, qui serait le produit d'une recherche originale et représenterait une contribution significative au savoir. Ils préparent également les diplômés à des postes de professeur dans des institutions offrant les programmes CITE 5A (premier cycle), ainsi qu'à des postes de recherche au gouvernement, dans l'industrie ou ailleurs.

157Tableaux du CSTI selon les données de l'OCDE, Diplômés selon domaine d'étude, décembre 2012.

158Statistique Canada, Système d'information sur les étudiants postsecondaires, Tableau CANSIM 477-0019 consulté en février 2013.

159Selon la structure de 2006 de la Classification nationale des professions, de manière générale, les cadres supérieurs établissent les objectifs de l'organisme et élaborent et approuvent ses politiques et ses programmes. Ils planifient, organisent, dirigent, contrôlent et évaluent, par l'entremise des cadres intermédiaires, les activités de l'organisme en fonction des objectifs établis.

160Le sondage mondial annuel des écoles de commerce du Financial Times de Londres tient compte de 21 mesures parmi un nombre de catégories, y compris le salaire des diplômés et l'avancement professionnel, le nombre d'étudiants internationaux et de membres du corps professoral, ainsi que la recherche au sein de la faculté. Dans le cadre du classement des MBA effectué par The Economist, les écoles de commerce sont classées selon la moyenne de 3 ans de 13 mesures faisant partie de 4 catégories, dont les nouvelles possibilités de carrière, le développement personnel et le niveau d'instruction, l'augmentation du salaire et le potentiel de réseautage.

161Ces écoles canadiennes étaient les suivantes : l'École de gestion Rotman (Université de Toronto) au 44e rang; l'École de commerce Schulich (Université York) au 59e rang; la Faculté de gestion Desautels (Université McGill) au 61e rang; l'École de commerce Richard-Ivey (Université Western Ontario) au 68e rang; et l'École de commerce Sauder (Université de la Colombie-Britannique) au 82e rang.

162Les trois autres écoles de commerce classées parmi les 100 meilleures de la liste dressée par The Economist sont l'École de gestion John-Molson (Université Concordia) au 78e rang; l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal au 93e rang; et l'École de commerce Haskayne (Université de Calgary) au 95e rang.

163Ces écoles canadiennes étaient les suivantes : le programme de MBA pour gens d'affaires Kellogg-Schulich (Université York) au 27e rang; l'École de gestion Rotman (Université de Toronto) au 29e rang; l'École de commerce Richard-Ivey (Université Western Ontario) au 43e rang; un programme de MBA pour gens d'affaires exécuté conjointement par la Johnson School of Business et l'École de gestion de l'Université Queen's (Université Cornell et Université Queen's) au 45e rang; l'École de gestion de l'Université Queen's (Université Queen's) au 92e rang; et l'École de commerce Haskayne (un programme de MBA pour gens d'affaires exécuté conjointement par l'Université de Calgary et l'Université de l'Alberta) au 99e rang.

164Industrie Canada, L'entrepreneuriat au sein des établissements canadiens d'enseignement supérieur : théorie et pratique, Canada, 2010, p. 10.

165Ces données sont en conformité avec celles de l'Enquête nationale auprès des diplômés de 2000 de Statistique Canada.

166Conseil canadien sur l'apprentissage, Les répercussions des programmes d'apprentissage par l'expérience sur la réussite des élèves, Ottawa, 2009.

167P. Sattler, L'Apprentissage intégré au travail dans le secteur postsecondaire de l'Ontario, Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur, Toronto, 2011, p. 8.

168Miriam Kramer and Alex Usher, Work-Integrated Learning and Career-Ready Students: Examining the Evidence, Toronto: Higher Education Strategy Associates, 2011, p. 7.

169Il y avait 1 255 761 étudiants à temps plein inscrits à un programme d'enseignement postsecondaire au Canada au cours de l'année scolaire 2006-2007, selon Statistique Canada, Tableau CANSIM 477-0019, Système d'information sur les étudiants postsecondaires.

170Patricia Rowe, Survey of Graduate Programs with Cooperative and Internship Options in Canadian Universities: Initial report of a study of graduate co-operative education in Canada, Université de Waterloo, Centre for the Advancement of Co-operative Education (en anglais seulement).

171David Walters et David Zarifa, « The earnings and employment outcomes for male and female postsecondary graduates of coop and non-coop programs », Journal of Vocational Education and Training, vol. 60, n° 4, p. 377-399.

172David Walters et David Zarifa, « The earnings and employment outcomes for male and female postsecondary graduates of coop and non-coop programs », Journal of Vocational Education and Training, vol. 60, n° 4, p. 377-399.

173Sheryl Bond, Un monde à apprendre : les étudiants postsecondaires canadiens et l'expérience des études à l'étranger, Bureau canadien de l'éducation internationale, 2009.

174Le gouverneur général du Canada, Son Excellence le très honorable David Johnston, a défini la diplomatie du savoir comme « notre capacité et notre désir de travailler ensemble et de partager le savoir que nous acquérons et affinons à travers les disciplines et à travers les frontières afin d'améliorer ensemble la condition humaine » (d'après le discours d'ouverture au Congrès des Amériques sur l'éducation internationale à Rio de Janeiro, au Brésil, le 26 avril 2012).

175OCDE, Regards sur l'éducation 2012, 2012, tableau C4.5.

176OCDE, Étudiants étrangers/internationaux inscrits, octobre 2012. Suivis de l'Irlande (594), de l'Allemagne (546), de la Nouvelle-Zélande (419), de la Suisse (378) et de la Suède (254). Aucune donnée n'était disponible pour les étudiants canadiens inscrits en France et dans des pays non membres de l'OCDE.

177Canadian Residence Matching Service, Canadian Students Studying Medicine Abroad, 2010, p. 6 (en anglais seulement).

178Darren King et coll., Les études doctorales au Canada : Résultats de l'Enquête auprès des titulaires d'un doctorat de 2005-2006, Ottawa, Statistique Canada et Ressources humaines et Développement des compétences Canada, 2008, p. 35.

179Y compris les sciences agronomiques, les sciences biologiques et les sciences de la santé.

180OCDE, Étudiants étrangers/internationaux inscrits, octobre 2012.

181OCDE, Regards sur l'éducation 2012, 2012, tableau C4.1. L'OCDE établit une différence entre les étudiants non citoyens (étudiants étrangers) et les étudiants non résidents (étudiants internationaux). Les étudiants non résidents (internationaux) sont des étudiants qui ont quitté leur pays d'origine et se sont rendus à l'étranger dans l'intention spécifique d'y faire des études, tandis que les étudiants non citoyens (étrangers) sont des étudiants qui ne sont pas citoyens du pays qui a fourni les données. Les données sur les étudiants internationaux sont considérées plus utiles que les données sur les étudiants étrangers. Par exemple, dans certains pays, de nombreux étudiants immigrants de deuxième génération sont encore considérés comme des étudiants étrangers en raison des politiques de naturalisation.

182Calculs du CSTI basés sur des données provenant de Statistique Canada, Tableau CANSIM 477-0019, octobre 2012.

183OCDE, Perspectives des migrations internationales 2011, 2011, figure I.8.

184Garnett Picot et Arthur Sweetman, « Making It in Canada: Immigration Outcomes and Policies », IRPP Study, n° 29, avril 2012. Les hommes immigrants arrivés au Canada pendant la période de 1976 à 2005 ont atteint la parité en matière d'emploi avec les hommes nés au Canada après environ cinq ans (il en est habituellement de même pour les femmes). Si l'on compare les hommes immigrants aux hommes nés au Canada ayant des caractéristiques semblables (éducation, âge et état matrimonial), on remarque que le salaire annuel de la cohorte arrivée à la fin des années 1970 correspondait à environ 85 % de celui des hommes nés au Canada pendant les cinq premières années au pays. Pour la cohorte d'hommes arrivée au début des années 1990, ce chiffre a baissé à 60 %.

185Kevin Stolarick, The Changing Returns to Education in Canada and its Provinces: 1971–2006, Martin Prosperity Institute Working Paper, Martin Prosperity Institute, Toronto, janvier 2012.

186Brahim Boudarbat et Victor Chernoff, The Determinants of Education-Job Match among Canadian University Graduates, Forschungsinstitut zur Zukunft der Arbeit/Institute for the Study of Labor (IZA) Discussion Paper No. 4513, octobre 2009, p. 11.

187Brahim Boudarbat et Victor Chernoff, The Determinants of Education-Job Match among Canadian University Graduates, Forschungsinstitut zur Zukunft der Arbeit/Institute for the Study of Labor (IZA) Discussion Paper No. 4513, octobre 2009, p. 13.

188Louise Desjardins et Darren King, Espérances et résultats sur le marché du travail des titulaires de doctorat des universités canadiennes, document de recherche, Culture, tourisme et Centre de la statistique de l'éducation, janvier 2011, p. 33.

189Manpower Group, 2012 Talent Shortage Survey Research Results, 2012.

190Argentine, Brésil, Canada, Colombie, Costa Rica, États-Unis, Guatemala, Mexique, Panama et Pérou.

191Statistique Canada, Statistiques sur les postes vacants, 2011.

192Selon la définition du Manuel de Canberra (OCDE et Eurostat, 1995), les RHST sont des personnes ayant fait des études complètes postsecondaires dans les domaines des sciences ou de la technologie, ou exerçant des professions scientifiques et techniques qui exigent habituellement de hautes qualifications; elles possèdent un fort potentiel d'innovation. Pour classer les professions, l'OCDE utilise le groupe 2 (Professions intellectuelles et scientifiques) de la Classification internationale type des professions (CITP), incluant les spécialistes des sciences physiques, mathématiques et techniques, les spécialistes des sciences de la vie et de la santé, les spécialistes de l'enseignement, et les autres spécialistes des professions intellectuelles et scientifiques, ainsi que le groupe 3 (Professions intermédiaires), incluant les professions intermédiaires des sciences physiques et techniques, les professions intermédiaires des sciences de la vie et de la santé, les professions intermédiaires de l'enseignement et les autres professions intermédiaires.

193Le nombre de chercheurs est exprimé en équivalents temps plein (ETP). Une personne consacrant la moitié de son temps de travail à la R-D compte pour 0,5 année-personne en ETP. Un ETP correspond au personnel engagé en R-D au cours d'une année entière. Les données exprimées en ETP mesurent plus précisément le volume de la recherche menée par les chercheurs d'un pays. Le nombre de chercheurs est exprimé par rapport à l'emploi total des comptes nationaux de l'OCDE. L'emploi dans l'industrie ne comprend pas les personnes travaillant dans l'immobilier, l'administration publique et la défense, l'enseignement, le travail médico-social et les soins à domicile.

194Forbes Insights, Diversity and Inclusion: Unlocking Potential – Global Diversity Rankings by Country, Sector and Occupation, janvier 2012, p.18 (en anglais seulement).

195Données compilées par le CSTI à l'aide de Catalyst, Women on Boards Around the World (en anglais seulement).

196Les chiffres de Catalyst proviennent de recherches internes, du Women on Boards Survey 2012 de Governance Metrics International et de diverses études nationales, le cas échéant. Catalyst explique que leurs données concernant les places occupées par des femmes, pour le Canada, proviennent de sociétés publiques seulement, plutôt que des sociétés publiques et privées énumérées par le Financial Post 500, puisqu'elles correspondent davantage aux autres données de leur graphique. Leurs données concernant les postes de présidence occupés par des femmes provenaient quant à elles de l'étude 2011 Catalyst Census: Financial Post 500 Women Board Director. Le site Web suivant (en anglais seulement) explique la méthodologie utilisée pour cette étude.

197Kimberly Gladman et Michelle Lamb, GMI Ratings' 2012: Women on Boards Survey, Governance Metrics International (GMI), mars 2012 (en anglais seulement). L'enquête du GMI comprend des données provenant de plus de 4 300 entreprises internationales dépendant largement des indices du marché.

198Statistique Canada, Tableau CANSIM 282-0010, Estimations de l'Enquête sur la population active, février 2013.

199Statistique Canada, Tableau CANSIM 282-0010, Estimations de l'Enquête sur la population active, février 2013.

200U.S. Bureau of Labor Statistics, Current Population Survey, Table 11: Employed Persons by Detailed Occupation, Sex, Race, and Hispanic or Latino Ethnicity, Annual Averages 2011, 2012.