S

Liens de la barre de menu commune

Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada : Aspirer au leadership mondial

Rapport de 2012 sur l'état du système des sciences, de la technologie et l'innovation au Canada

Communiqué de presse

(Ottawa, le 21 mai 2013) Selon un important rapport publié aujourd'hui par le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation (CSTI), le Canada se place toujours en milieu de peloton en matière de sciences, de technologie et d'innovation (STI); il devrait avoir plus d'ambition et aspirer au leadership mondial dans les principaux indicateurs des STI.

Le rapport L'état des lieux en 2012, Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada : Aspirer au leadership mondial (le troisième rapport public du CSTI) retrace le chemin parcouru par le Canada depuis 2008 et compare sa performance à celle des chefs de file mondiaux des STI.

Le Canada peut se réjouir de la grande qualité de ses talents et de sa forte capacité à produire de nouvelles connaissances. Toutefois, le Canada continue d'avoir du retard en matière d'investissement du secteur privé dans l'innovation, de transfert des connaissances vers le marché et d'utilisation maximale de ses talents en STI dans la population active.

Selon M. Howard Alper, président du CSTI, « le Canada doit viser plus haut pour créer de l'emploi et stimuler la croissance dans un monde compétitif; il ne doit pas se satisfaire du statu quo ni de progrès graduels. C'est pourquoi les membres du CSTI ont cerné cinq secteurs précis où des mesures concertées doivent être prises pour que le Canada devienne un chef de file mondial ».

Selon Simon Pimstone, membre du CSTI et président-directeur général de l'entreprise vancouvéroise Xenon Pharmaceuticals, « les cinq pays en tête de classement dans ces secteurs ont été circonscrits, et le seuil à atteindre pour en faire partie a été défini. Le CSTI est d'avis qu'un meilleur rendement dans ces cinq secteurs aidera le Canada à assurer son avenir comme chef de file mondial des STI, ce qui donnera lieu à de plus grands avantages économiques et sociaux ».

Les cinq principaux indicateurs définis par le CSTI comme secteurs stratégiques à améliorer sont les suivants :

  • le rendement des entreprises en recherche-développement (DIRDE) en pourcentage du produit intérieur brut (PIB);
  • l'investissement des entreprises dans les technologies de l'information et des communications;
  • les dépenses intérieures brutes de recherche-développement réalisée par les établissements d'enseignement supérieur (DIRDES) en pourcentage du PIB;
  • le nombre de doctorats décernés en sciences et en ingénierie par 100 000 habitants;
  • la part des ressources humaines en sciences et en technologie.

Selon Heather Munroe-Blum, membre du CSTI et principale et vice-chancelière de l'Université McGill, « le Canada continue de s'améliorer en matière de doctorats décernés en sciences et en ingénierie par 100 000 habitants. Cependant, le Canada s'est seulement classé 15e parmi les pays de l'OECD pour cet indicateur en 2010, alors il doit continuer d'améliorer son rendement pour être compétitif avec les cinq pays en tête de classement et se classer parmi eux ».

« L'investissement des entreprises canadiennes dans la recherche-développement a constamment diminué pendant la dernière décennie », ajoute Selon Sophie Forest, membre du CSTI et associée directrice de Brightspark Ventures. « En 2011, le Canada s'est classé 25e sur 41 économies. L'augmentation de l'investissement des entreprises en recherche-développement est cruciale pour l'avenir du Canada en tant que pays d'innovateurs.

Le Conseil, présidé par M. Howard Alper, est composé de 18 personnes de grand renom des secteurs des affaires, de la recherche, de l'enseignement supérieur et de la fonction publique. Il fournit au gouvernement du Canada des avis externes et confidentiels sur des questions de politiques publiques en lien avec les sciences, la technologie et l'innovation, et il publie un rapport biennal et public – L'état des lieux – qui évalue le rendement du Canada en matière de STI par rapport à des normes d'excellence internationales.

L'état des lieux en 2012, Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada : Aspirer au leadership mondial, ainsi que des biographies des membres du CSTI se trouvent à http://www.stic-csti.ca

Pour plus d'information :

David Rodier, Hill & Knowlton
david.rodier@hillandknowlton.ca
613-371-9834


Document d'information

L'état des lieux en 2012 – Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada : Aspirer au leadership mondial

Le Canada a la possibilité de mieux tirer parti des domaines des sciences, de la technologie et de l'innovation qui font sa force et d'améliorer son rendement dans ceux qui sont ses points faibles, pour ainsi devenir un chef de file mondial en STI et profiter des avantages économiques et sociaux qui en découleront.

Le troisième rapport sur l'état des lieux du Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation (CSTI) du Canada, intitulé Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada : Aspirer au leadership mondial, compare le rendement du Canada en matière de sciences, de technologie et d'innovation (STI) à celui des principaux pays de comparaison. Nouveauté introduite dans le rapport de 2012, le CSTI a cerné cinq secteurs précis pour lesquels des mesures concertées doivent être prises afin que le Canada devienne un chef de file mondial.

Selon L'état des lieux en 2012, le Canada peut se réjouir de certaines de ses bases de connaissances et de talents. Toutefois, le pays accuse un retard dans certains domaines clés et doit améliorer la situation, parfois de façon importante.

Talents

La base de talents en STI au Canada est solide

  • Sa population fortement éduquée demeure un atout pour le Canada. En effet, 51 % de la population adulte canadienne détient un diplôme d'enseignement collégial ou universitaire. C'est l'un des meilleurs taux au monde.
  • Le nombre de diplômés en sciences et en ingénierie augmente au pays. De 2006 à 2010, le nombre global de diplômes décernés a connu une impressionnante augmentation de 32 % en sciences et de 7,3 % en ingénierie.
  • Cependant, pour consolider cette base, le Canada doit produire plus de diplômés de troisième cycle. La production de titulaires de doctorat reflète la capacité d'un pays à mener de la recherche-développement (R-D) d'avant-garde et à former la prochaine génération de talents. En 2010, le Canada figurait au 15e rang des pays de l'OECD en ce qui concerne le nombre de doctorats décernés en sciences et en ingénierie (par 100 000 habitants). Il se situait alors à environ 64 % du seuil à atteindre pour se classer parmi les cinq pays en tête de classement dans ce domaine.
  • Sur une note plus positive, de 2006 à 2010, le nombre de doctorats décernés au Canada en sciences et en ingénierie a augmenté de 48,7 % et de 38,6 % respectivement.

Le Canada doit améliorer son déploiement des talents en STI

  • Le rendement du Canada vis-à-vis du taux d'intégration des ressources humaines en sciences et en technologie (RHST) dans la population active continue d'être décevant. En 2008 (dernière année pour laquelle on dispose de données comparables mondialement), la part des RHST de la main-d'œuvre du secteur des services était de 39 %, plaçant ainsi le Canada en milieu de peloton parmi les pays de l'OECD. Dans le secteur de la fabrication, la part des RHST de la main-d'œuvre du Canada, à 11,5 %, était parmi les plus basses des pays de l'OECD.

Connaissances

Le Canada a une forte capacité à produire de nouvelles connaissances

  • Les importants investissements en recherche dans le secteur de l'enseignement supérieur ont généré d'importantes retombées, et la production et l'affinement des connaissances scientifiques continuent d'être caractérisés par un dynamisme et une qualité supérieure. En 2010, le Canada, qui compte seulement 0,5 % de la population mondiale, a publié 4,4 % de toutes les publications mondiales en sciences naturelles et en ingénierie, ce qui le classe au 8e rang, derrière des pays de loin plus populeux.
  • Le Canada ne doit cependant pas faire preuve de complaisance dans ce domaine. L'investissement du Canada en R-D dans le domaine de l'enseignement supérieur (DIRDES) en pourcentage du PIB a reculé à 0,66 % en 2011. Avec cette chute, le Canada est passé, sur 41 pays, du 3e rang en 2006, au 4e rang en 2008 et au 9e rang en 2011.

Le Canada doit améliorer le transfert des connaissances vers le marché

  • Une grande partie du transfert des connaissances s'appuie sur les gens, c'est-à-dire sur le changement de milieu et l'interaction entre les personnes. De plus, le total des sommes investies par les entreprises canadiennes dans la R-D réalisée par le secteur de l'enseignement supérieur, en grande partie par les contrats de recherche, tend à augmenter. Le Canada se classait au 7e rang parmi les pays de comparaison au regard des sommes investies par les entreprises dans la R-D réalisée par le secteur de l'enseignement supérieur en proportion du PIB.
  • Toutefois, le Canada tire toujours de l'arrière en ce qui concerne les indicateurs classiques de transfert de connaissances comme l'octroi de licences et les sociétés essaimées.
    • En règle générale, les établissements américains réussissent mieux que les établissements canadiens à créer des licences, à les maintenir en vigueur et à en faire une source de revenus.
    • On observe également une tendance générale à la baisse dans le nombre de sociétés essaimées créées par les établissements d'enseignement supérieur de 2000 à 2010, quoiqu'on entrevoie des signes prometteurs d'augmentation en 2011.

Innovation des entreprises

Le secteur privé du Canada doit investir davantage dans l'innovation

  • Le Canada affiche un rendement décevant en ce qui concerne l'investissement des entreprises dans la recherche-développement (DIRDE). Bien que les données préliminaires portent à croire que les DIRDE ont légèrement augmenté au Canada en 2011 et en 2012, l'intensité des DIRDE (c.-à-d. les DIRDE en pourcentage du PIB) décline de façon presque continue depuis une dizaine d'années. À 0,89 % en 2011, le Canada se classait au 25e rang parmi 41 pays de comparaison pour ce qui est des DIRDE en pourcentage du PIB.
  • Bien que les investissements des entreprises dans les TIC soient en croissance au Canada, le pays arrive toujours en milieu de peloton parmi les pays de l'OECD en ce qui a trait à l'intensité des investissements dans les TIC. En outre, l'écart entre les niveaux d'investissement dans les TIC du Canada et des États-Unis se creuse. De 2000 à 2010, l'intensité des investissements dans les TIC dans le secteur des entreprises au Canada n'équivalait, en moyenne, qu'à 42 % de celle des États–Unis.
  • Le Canada fait également piètre figure quant à l'investissement de capital-risque en pourcentage du PIB, arrivant 15e sur 27 pays de comparaison.

À propos du Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation

Le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation est un élément important de la stratégie nationale des sciences et de la technologie du gouvernement fédéral, annoncée en mai 2007, qui encourage une plus grande compétitivité de l'économie canadienne et une amélioration de la qualité de vie des Canadiens et des Canadiennes par les sciences et la technologie. Le Conseil est un organisme consultatif constitué de 18 personnes de grand renom des secteurs des affaires, de la recherche, de l'enseignement supérieur et de la fonction publique qui fournit au gouvernement du Canada des avis externes sur les questions de politiques en sciences, en technologie et en innovation et qui publie un rapport biennal – L'état des lieux – évaluant le rendement du Canada en matière de STI par rapport à des normes d'excellence internationales. http://www.stic-csti.ca

L'état des lieux en 2012. Le système des sciences, de la technologie et de l'innovation au Canada : Aspirer au leadership mondial, ainsi que les biographies des membres du CSTI se trouvent à l'adresse http://www.stic-csti.ca.